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Le président des Philippines décrète l'état de non-droit

Au moins 14 personnes ont été tuées et 67 autres ont été blessées lorsqu'une bombe a explosé dans un marché de nuit de Davao, dans le sud des Philippines, vendredi soir. La région est en état d'alerte en raison de l'offensive militaire lancée contre le groupe islamiste Abou Sayyaf.

Le président des Philippines, Rodrigo Duterte, a déclaré samedi un état d'exception dans le pays.

L'explosion a eu lieu peu après 23 h au centre d'un quartier fréquenté par des touristes et des gens d'affaires. Le secteur a été bouclé par la police et par des experts en explosifs, qui ont trouvé des éclats provenant d'un engin explosif improvisé, selon un porte-parole de la présidence, Martin Andanar.

Des images diffusées à la télévision montrent des chaises de plastique éparpillées là où, selon des témoins, gisaient les corps des victimes peu de temps auparavant. Des ambulances ont été vues dans le secteur après l'explosion.

La ville natale du président

Le président philippin, Rodrigo Duterte, qui a été maire de Davao pendant deux décennies avant d'accéder à la présidence en juin, était dans la ville au moment de l'explosion, mais pas à proximité des lieux de l'attaque, selon son entourage. Son fils, le vice-maire de la ville, Paolo Duterte, a déclaré que son père s'était rendu au bureau de la police après l'explosion pour être tenu au courant de la situation.

Le porte-parole du président a par ailleurs demandé à la population de faire preuve de vigilance et d'éviter les lieux surpeuplés.

Le ministre de la Défense, Delfin Lorenzana, a dit soupçonner le groupe islamiste Abou Sayyaf d'être responsable de l'attentat. « Même si personne n'a revendiqué cette action, nous pouvons supposer qu'elle a été perpétrée par le groupe terroriste Abou Sayyaf, qui a subi de lourdes pertes », a-t-il déclaré.

Le président Duterte a promis lors de son élection de mener une lutte sans merci contre les groupes islamistes et les trafiquants de drogue.

Des pourparlers de paix

Depuis son arrivée au pouvoir, le président Duterte a entrepris des discussions de paix avec des rebelles communistes, en lutte armée depuis 1968, et avec des séparatistes musulmans qui mènent depuis des décennies une rébellion armée qui a fait plus de 120 000 morts.

Il a par contre déclenché une offensive militaire contre le groupe islamiste Abou Sayyaf, dont certains dirigeants ont fait allégeance au groupe armé État islamique.

L'organisation, considérée comme terroriste par les États-Unis, est reconnue pour avoir commis des attentats à la bombe meurtriers, des enlèvements et des décapitations.

Lutte aux trafiquants de drogue

Le président Duterte s'est par ailleurs engagé à mettre fin au trafic de drogue en six mois, en faisant abattre des milliers de trafiquants présumés. La guerre contre la drogue a déjà fait près de 2000 morts.

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