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Le président Trump se porte à la défense de son fils

L'affaire russe continue de miner la présidence du président américain Donald Trump qui s'est porté à la défense de son fils aîné, Donald fils. Ce dernier a avoué, mardi, avoir rencontré une avocate russe qui lui promettait des informations compromettantes au sujet de la rivale de son père, la démocrate Hillary Clinton, au cours de la dernière campagne présidentielle américaine.

« Mon fils Donald a fait du bon travail hier soir », a tweeté le président tôt mercredi en faisant référence à l'entrevue accordée par son fils à Fox News mardi soir. « Il a été ouvert, transparent et innocent », a-t-il estimé.

Le fils Trump a rendu publiques quatre pages de courriels échangés avec une avocate russe dans lesquels il mentionne qu’il « adorerait » obtenir des informations compromettantes au sujet de Mme Clinton.

Aiguillé par un intermédiaire britannique qui lui faisait miroiter « des informations de très haut niveau et sensibles » dans le cadre « du soutien de la Russie et de son gouvernement envers M. Trump », Donald Trump fils a tenté d'obtenir ces informations, révèlent les courriels rendus publics.

Le fils du président a prétendu que sa rencontre avec l’avocate - présentée comme une avocate du gouvernement russe - s’était avérée être une perte de temps et qu’il n’en avait pas informé son père. Donald fils était accompagné du directeur de campagne de son père, Paul Manafort, et le conjoint de sa sœur, Jared Kushner, devenu depuis l’un des plus proches conseillers de la Maison-Blanche.

Le président Trump s’en est pris aux médias pour cette nouvelle révélation qui s’ajoute à plusieurs autres dans le dossier de l’ingérence présumée de la Russie dans l’élection américaine. « Souvenez-vous, quand vous entendez "ont indiqué des sources" dans les faux médias, souvent ces sources sont inventées et n'existent pas », a-t-il tweeté.

Plusieurs enquêtes sont en cours aux États-Unis au sujet d’une possible collusion entre les proches de Trump et le gouvernement russe pendant la campagne électorale. La police fédérale américaine (FBI) enquête alors que le Congrès mène une commission pour faire lumière sur cette histoire qui continue de prendre de l’ampleur.

Bien que les proches du président prétendent que celui-ci n’a pas été mis au courant des rencontres de sa garde rapprochée – Paul Manafort et Jarod Kushner ont également eu des contacts avec les Russes – avec des dirigeants russes, les nouvelles révélations impliquent des gens de plus en plus proches du président.

La Russie réclame une preuve

Dans la foulée de cette nouvelle révélation, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov, a demandé qu’on lui montre ne serait-ce qu’une preuve de l’implication russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016.

« J'ai appris avec surprise qu'un avocat russe, une femme, et le fils de Trump se voyaient reprocher de s'être rencontrés. Pour moi, c'est dingue », a déclaré M. Lavrov lors d’une conférence de presse en Belgique où il était en visite. « Quel problème ou quelle menace pourrait-il y avoir dans le fait de parler avec un avocat ? Je ne savais rien à ce propos, je l'ai appris à la télévision », a ajouté le chef de la diplomatie russe.

De son côté, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a déclaré que le gouvernement russe n'avait jamais été en contact avec l'avocate Natalia Vesselnitskaïa. « Nous avons déjà dit que nous n'étions absolument pas au courant de cette histoire, a poursuivi M. Peskov. Nous n'avons jamais été en contact avec cette juriste. [...] Elle n'a absolument rien à voir avec nous. »

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