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Le président vénézuélien met Trump en garde contre une éventuelle agression

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a prévenu mercredi son homologue des États-Unis, Donald Trump, que son gouvernement ne se laisserait pas attaquer sans se défendre.

M. Maduro a pris soin de préciser qu’il ne souhaitait pas avoir de « problèmes » avec M. Trump, mais il a ajouté que « l'impérialisme » américain représentait une menace.

Si les États-Unis nous agressent, nous n'allons pas nous taire. Le Venezuela va répondre avec fermeté.

Nicolas Maduro, président vénézuélien

M. Maduro a lancé son avertissement deux jours après que Washington eut imposé des sanctions à son vice-président et probable successeur, Tareck El Aissami.

Accusé par Washington d’être impliqué dans une affaire de trafic de drogue, l’homme politique âgé de 42 ans a vu le Trésor américain lui imposer certaines sanctions financières, dont le gel de ses avoirs aux États-Unis et l’interdiction de participer à des transactions passant par le système financier des États-Unis.

M. El Aissami a dénoncé une « agression misérable et infâme ».

CNN ciblée

Signe des tensions entre les deux pays, la Commission nationale des télécommunications vénézuélienne (CONATEL) a par ailleurs coupé dans tout le pays le signal de la chaîne américaine CNN en Español, le plus important réseau d'information d'Amérique latine. La ministre des Affaires étrangères, Delcy Rodriguez, avait soutenu que CNN donnait dans la « propagande de guerre » plus que dans l'information.

Un porte-parole de Time Warner, propriétaire de CNN en Español, a rapidement annoncé que celle-ci serait diffusée gratuitement sur YouTube.

CNN défend son travail journalistique et réitère son engagement en faveur de la vérité et de la transparence.

Un porte-parole de Time Warner, propriétaire de CNN

La version anglophone, CNN International, demeurait accessible auprès des différents fournisseurs de télévision câblée du Venezuela.

Le 6 février, CNN en Español avait présenté un reportage au sujet d’un trafic de visas et de passeports vénézuéliens en Irak, dont Tareck El Aissami aurait été un des organisateurs.

« Je veux que CNN sorte du Venezuela », avait répliqué Nicolas Maduro.

Libération d’un opposant réclamée

Loin de calmer le jeu, Donald Trump a réclamé mercredi de Caracas la libération « immédiate » de Leopoldo Lopez, célèbre opposant au régime socialiste incarcéré depuis presque trois ans.

Le président américain venait de recevoir son épouse, Lilian Tintori, à la Maison-Blanche. Il a d'ailleurs publié sur Twitter une photo de Mme Tintori et lui en compagnie du vice-président Mike Pence et du sénateur républicain Marco Rubio.

Les relations entre le gouvernement du Venezuela – résolument socialiste – et celui des États-Unis sont tendues depuis longtemps, soit depuis l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chavez en 1999. Les deux pays ont rappelé leurs ambassadeurs respectifs en 2010.

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