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Le principal hôpital des quartiers rebelles d'Alep bombardé de nouveau

Les avions de guerre russes et leurs alliés syriens ont frappé samedi les quartiers rebelles d'Alep et sont accusés par des travailleurs humanitaires et des rebelles d'avoir détruit l'un des plus grands hôpitaux de la ville, faisant au moins un mort.

Le régime Al-Assad, accompagné de son allié russe, poursuit sa campagne pour reprendre le contrôle de cette grande ville du nord du pays. L'offensive, d'une intensité sans précédent, se poursuit depuis dix jours

Le bombardement de l'hôpital M10, principal établissement de traumatologie de la ville, dans le quartier d'Al-Sakhour, intervient en dépit des appels à l'arrêt des combats de
Washington et ses alliés .

Selon la Syrian American Medical Society (SAMS), deux barils d'explosifs ont frappé l'hôpital. Adham Sahloul, un responsable de cette ONG basée aux États-Unis, a même suggéré qu'une bombe à fragmentation avait été utilisée.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme fait état d'un mort dans cette attaque.

Le bilan pourrait toutefois s'alourdir, puisque selon la SAMS, des patients et du personnel médical se trouvaient à l'intérieur de l'établissement lors de l'explosion.

Le même hôpital avait été frappé mercredi.

Depuis son lancement le 22 septembre, l'offensive terrestre et aérienne des forces progouvernementales a permis à celles-ci de gagner du terrain dans le centre et le nord d'Alep. Des dizaines de civils ont été tués et de nombreux bâtiments et autres infrastructures ont été détruits.

Autrefois la plus grande ville de Syrie, Alep est devenue le principal front du conflit syrien, qui a fait plus de 300 000 morts depuis le printemps 2011. La ville est divisée entre un secteur ouest contrôlé par le régime et des quartiers est aux mains des rebelles.

Malgré les intenses combats, quelque 250 000 personnes vivent toujours dans les quartiers tenus par les insurgés. Parmi eux se trouvent 100 000 enfants. Selon l'ONU, il s'agit de « la plus grave catastrophe humanitaire jamais vue en Syrie ».

L'offensive a été lancée rapidement après la fin d'une trêve signée par Washington et Moscou. Les États-Unis ont assuré vendredi que leurs discussions avec la Russie n'étaient pas encore mortes, mais tout indique que les efforts diplomatiques pour rétablir un cessez-le-feu en Syrie se sont enlisés.

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