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Le procureur général du Brésil à la défense de Dilma Rousseff

L'ancien ministre de la Justice de Dilma Rousseff et actuel procureur général du Brésil, Jose Eduardo Cardozo, s'est porté à la défense de la présidente lundi en mettant en garde les députés de destituer Dilma Rousseff au seul motif qu'elle est impopulaire.

M. Cardozo s'est adressé aux 65 députés de la Commission spéciale parlementaire sur la procédure de mise en accusation chargés de soumettre à leur Assemblée un rapport pour ou contre la destitution.

« Ce qui est en jeu, c'est la démocratie au Brésil, l'État de droit. S'il n'y pas de crime de responsabilité établi, alors ce serait un coup d'État, une violation de la Constitution, un affront à l'État de droit, sans besoin de recourir aux baïonnettes », a-t-il dit.

La Commission spéciale du Congrès doit remettre son rapport au début de la semaine prochaine à l'Assemblée, dont le vote pourrait intervenir autour du 15 avril.

L'opposition devra obtenir l'approbation des deux tiers des députés (342) pour que la demande de destitution passe au Sénat qui aura le dernier mot. Dans le cas contraire, la procédure sera enterrée.

Lundi, la présidente Dilma Rousseff a renvoyé le président de l'Institut brésilien du Tourisme nommé par le vice-président Michel Temer qui lui succéderait si elle était destituée.

La cote de popularité de la présidente est au plus bas, à 10 %, bien qu'elle ne soit pas visée par le scandale de corruption qui pèse sur ses adversaires du PMDB dans l'affaire Petrobras.

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