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Le renseignement américain publie son rapport sur l'influence russe sur la présidentielle

Le président « Poutine et le gouvernement russe ont cherché » à favoriser l'élection de Donald Trump et à discréditer la campagne électorale d'Hillary Clinton, selon un rapport des services de renseignement américains publié vendredi.

Sur la base de renseignements recueillis par le FBI, la CIA et la NSA, le rapport conclut que « le président russe, Vladimir Poutine, a ordonné une campagne d'influence ».

Poutine et le gouvernement russe ont développé une préférence claire pour le président désigné Donald Trump.

Le rapport de la direction nationale du renseignement américain

Les représentants démocrates au Sénat et à la Chambre des représentants souhaitent que tout soit mis en oeuvre pour empêcher qu'une telle ingérence se reproduise.

La santé de la démocratie américaine se mesurera en partie avec la réponse à ces attaques et avec les mesures qui seront prises pour élaborer une cyberstratégie robuste et proactive.

Mark Warner, représentant démocrate au sein du panel du Sénat

Rendu public sur le site Internet de la direction du renseignement national, le rapport affirme que la « campagne d'influence » de Moscou s'inscrit dans une « stratégie de communication » qui s'inspire des méthodes soviétiques modernes où s'activent, entre autres, « les opérations clandestines, les médias d'État, des tierces parties et des utilisateurs payés de réseaux sociaux, ou trolls ».

Le document prévient que Moscou « appliquera les leçons apprises » dans cette campagne pour influencer les élections dans d'autres pays.

Donald Trump admet qu'il y a eu piratage

Donald Trump a été informé des conclusions de ce rapport vendredi par le DNI (directeur du renseignement national) et les chefs du FBI, de la CIA et de la NSA, qui sont venus le rencontrer en personne à la tour Trump, son quartier général à New York.

Au terme de sa rencontre, il a finalement reconnu qu'il y avait eu piratage pendant la présidentielle, estimant que cela n'avait « pas eu d'impact » sur le résultat de l'élection.

Bien que la Russie, la Chine, d'autres pays, des groupes et individus extérieurs tentent en permanence de pénétrer la cyberinfrastructure de nos institutions gouvernementales, de nos entreprises et d'organisations comme le Parti démocrate, il n'y a eu absolument aucun impact sur le résultat de l'élection.

Donald Trump, le président américain désigné

Selon lui, le Comité national du Parti républicain aurait également été visé par des cyberattaques, qui auraient toutefois échoué, étant donné la robustesse de sa protection antipiratage.

Une rencontre constructive

M. Trump a qualifié de « constructive » sa rencontre avec le directeur du renseignement national, James Clapper, ainsi qu'avec les chefs des autres agences de renseignement, et a promis un plan antipiratage dans les 90 premiers jours de sa présidence.

Donald Trump avait estimé un peu plus tôt que les accusations de piratage informatique portées contre la Russie pendant la campagne présidentielle américaine constituaient une « chasse aux sorcières politique ».

Le président désigné avait fait cette remarque dans un entretien accordé au New York Times avant la rencontre.

« Récemment, la Chine a piraté les noms de 20 millions d'employés gouvernementaux », avait affirmé M. Trump en se référant à l'intrusion de pirates dans les serveurs du Bureau de gestion du personnel administratif américain en 2014 et 2015.

« Comment se fait-il que personne n'en parle? C'est une chasse aux sorcières politique », avait-il dit, ajoutant que les États-Unis sont « devenus la première cible mondiale du piratage ».

Le futur président des États-Unis a maintes fois contesté les conclusions des agences fédérales du renseignement soutenant que la Russie s'était livrée à un piratage du Parti démocrate afin de favoriser la candidature de Donald Trump lors de la campagne présidentielle.

Jeudi, James Clapper avait réaffirmé, devant la commission des forces armées du Sénat, sa certitude que la Russie avait mené une cyberattaque contre le Parti démocrate pendant la campagne pour l'élection présidentielle du 8 novembre dernier, en dépit du scepticisme affiché par Donald Trump.

Dans une série de messages sur son compte Twitter mercredi, le président désigné avait contesté l'implication de la Russie dans ces « fuites ». Il avait également accusé le Parti démocrate de négligence quant aux protocoles de sécurité de ses serveurs informatiques.

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