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Le secrétaire américain à la Défense accueilli par des tirs de roquettes à Kaboul

Le passage surprise du secrétaire américain à la Défense James Mattis en Afghanistan a été salué par une salve de roquettes tirées contre l'aéroport de Kaboul, dans une attaque revendiquée à la fois par les talibans et le groupe armé État islamique (EI).

Au moins six roquettes ont touché la partie militaire de l'aéroport de Kaboul ainsi qu'un quartier résidentiel adjacent, faisant au moins cinq blessés parmi les civils, a confirmé le ministère de l'Intérieur afghan.

Le chef du Pentagone James Mattis, qui a déploré cette attaque, a tenu à réitérer « l'engagement » de son pays à demeurer en Afghanistan pour priver les insurgés de toute base ou refuge.

« Nous sommes les gentils », a assuré le secrétaire américain à la Défense devant les journalistes, accompagné par le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg.

Surnommé « Mad Dog » en raison de ses exploits militaires passés, Jim Mattis en est à sa première visite en Afghanistan depuis l’annonce par Washington du déploiement de 3000 soldats américains de plus dans le pays, en renfort des 11 000 déjà présents sur le terrain.

Ces renforts vont « nous donner un sérieux avantage sur tout ce que les talibans pourront tenter contre vos forces », a déclaré Jim Mattis en s’adressant au président afghan, Ashraf Ghani.

Le secrétaire général de l’OTAN a abondé dans le même sens. « Plus l'Afghanistan reste stable, plus nous sommes en sécurité », a-t-il assuré, rappelant que « quinze pays membres de l'OTAN ont déjà donné leur accord pour l'envoi de troupes supplémentaires ».

Pour le secrétaire américain à la Défense, il est tout simplement hors de question de laisser les talibans, l'EI et le réseau Haqqani se renforcer dans le pays à la faveur d’un désengagement des troupes alliées.

Depuis des mois, les forces régulières afghanes reculent devant les assauts répétés des insurgés islamistes qui ont repris plus du tiers du territoire. Les forces gouvernementales afghanes concentrent désormais leurs forces autour des villes pour empêcher les talibans de les occuper.

À la fin août, le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé l’envoi de renforts en Afghanistan. Il a également sollicité l’OTAN pendant l’été à qui il a demandé d’y augmenter sa présence militaire, estimant qu'un retrait des troupes créerait un « vide » qui profiterait aux « terroristes ».

La plus longue guerre américaine

Déployées depuis 2001 en Afghanistan pour combattre les talibans et retrouver le chef d’Al Qaïda, Oussama Ben Laden, à la suite des attentats du 11 septembre, les troupes américaines et celles de l’OTAN forment et assistent l’armée gouvernementale afghane depuis plusieurs années dans l’optique d’un éventuel retrait.

La guerre d’Afghanistan est la plus longue jamais menée par les forces militaires américaines.

Au plus fort de leur présence en sol afghan, les soldats de l'OTAN étaient plus de 130 000, dont plus de 2300 Canadiens, à combattre les talibans dans le pays.

Il reste actuellement 13 450 soldats américains et étrangers en Afghanistan.

Près de 40 000 soldats des forces canadiennes ont été déployés à tour de rôle en Afghanistan entre 2001 à 2014 et 159 y ont été tués.

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