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Le Sénat brésilien chasse Dilma Rousseff de la présidence

Le Sénat brésilien a destitué mercredi Dilma Rousseff de la présidence pour avoir enfreint les lois fiscales du pays.

Soixante-et-un sénateurs ont voté en faveur du départ de Mme Rousseff, contre 21 pour son maintien au pouvoir.

Ce vote représente la culmination d'une année de querelles politiques envenimées qui ont paralysé l'économie la plus puissante d'Amérique latine et exposé au grand jour des divisions profondes.

Si l'expulsion de Mme Rousseff était largement attendue, elle ne marque pas pour autant la fin d'un conflit politique colossal, puisque l'ex-présidente et ses partisans ont l'intention de s'adresser aux tribunaux.

Mme Rousseff sera remplacée par le vice-président Michel Temer jusqu'à la fin de son mandat, en 2018. M. Temer a été si copieusement hué lors de l'ouverture des Jeux olympiques de Rio qu'il n'a pratiquement plus été revu par la suite.

L'opposition avait besoin de l'appui de 54 sénateurs pour évincer Mme Rousseff.

« Aujourd'hui, 61 hommes, dont plusieurs accusés et corrompus, ont mis à la poubelle les votes de 54 millions de Brésiliens », a lancé Mme Rousseff sur Twitter après le vote.

L'ex-présidente avait été réélue en 2014 avec 54 millions de voix.

On reprochait à Mme Rousseff d'avoir trafiqué les lois fiscales pour camoufler un important déficit budgétaire.

Les parlementaires de l'opposition estimaient que la seule solution était de la chasser du pouvoir, ce à quoi Mme Rousseff répliquait être victime d'une chasse aux sorcières de la part de politiciens menacés par une vaste enquête de corruption.

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