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« Le sort de la république est entre vos mains », lance Obama

À moins d'une semaine de l'élection présidentielle, l'écart entre Donald Trump et Hillary Clinton se réduit de jour en jour. Prêts à tout pour devenir le prochain président des États-Unis, les deux candidats durcissent leurs coups comme jamais.

Barack Obama a fait campagne pour Hillary Clinton à Chapel Hill, en Caroline du Nord, mercredi, où il a appelé les Américains à rejeter « la peur » en votant massivement pour la candidate démocrate.

Il a averti les Américains que, si Donald Trump était élu, il serait une menace pour l'avenir des États-Unis.

« Et quand j'ai dit que le sort de la république était entre vos mains, je ne plaisantais pas. Vous avez l'occasion d'écrire l'histoire. Si Hillary gagne la Caroline du Nord, elle gagne », a-t-il lancé à la foule de partisans.

Au cours des derniers jours, en raison de nouvelles révélations du FBI concernant les courriels reliés au serveur privé de l'ancienne secrétaire d'État, la candidate démocrate a vu son avance dans les sondages se réduire.

Certains sondages montrent seulement un écart de deux points entre les deux candidats, tandis que d'autres placent les deux candidats à égalité.

Hillary Clinton est en tête en Pennsylvanie, dans le New Hampshire et dans une moindre mesure en Caroline du Nord. Donald Trump la devance dans l'Ohio et en Floride. Une douzaine d'États-clés, dont la Floride et l'Ohio, peuvent toutefois toujours basculer d'un côté ou de l'autre.

La candidate démocrate a réitéré que Donald Trump n'est pas apte à devenir président puisqu'il a « passé sa vie à dénigrer, dégrader, insulter et agresser les femmes ».

Mme Clinton n'a pas hésité à s'en prendre aux partisans de M. Trump en disant mardi en « avoir plus qu'assez » de leurs comportements « dangereux. » 

Pour sa part, le candidat républicain ne ménage pas les coups contre Hillary Clinton, allant jusqu'à affirmer que sa rivale, si elle était élue, risquerait de provoquer une « crise constitutionnelle sans précédent » aux États-Unis, voire une « troisième guerre mondiale. »

M. Trump continue d'utiliser l'enquête du FBI sur les courriels de son adversaire pour convaincre les électeurs de voter pour lui. « Hillary va sûrement être sous le coup d'une enquête pour de nombreuses et nombreuses années, conduisant probablement à un procès pénal » a-t-il encore estimé, ajoutant que l'ancienne secrétaire d'État risque d'être bientôt « derrière les barreaux. »

À ce sujet, le président américain a critiqué à mots couverts le directeur du FBI James Comey, pour avoir relancé l'enquête sur les courriels la semaine dernière. « Il existe une norme selon laquelle lorsqu'il y a des enquêtes, nous ne travaillons pas sur des insinuations, des informations incomplètes ou des fuites », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Donald Trump a proposé aux électeurs qui auraient déjà voté pour Hillary Clinton et qui exprimeraient des « remords » à annuler leur vote et à voter à nouveau. Sept États permettent aux électeurs qui ont voté par anticipation d'annuler, dans certains cas, leur vote et de remplir un nouveau bulletin de vote,

La présidentielle américaine 2016 - notre section spéciale

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