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Le sort de Raif Badawi discuté en marge du Sommet de la Francophonie

Les gouvernements du Québec et du Canada ont discuté du cas de Raif Badawi lors du Sommet de la Francophonie qui se déroulait ce week-end à Madagascar,

Sa libération a été demandée à l'Arabie saoudite. Jusqu'à présent, toutes les requêtes et mobilisations n'ont pas réussi à faire fléchir les autorités saoudiennes.

Raif Badawi est un blogueur qui a été condamné à 10 ans de prison et à 1000 coups de fouet pour insulte à l'islam et au régime. Son épouse et ses trois enfants vivent à Sherbrooke. M. Badawi n'est pas citoyen canadien, ce qui complique les choses pour Ottawa et Québec quand vient le temps de plaider sa libération auprès des autorités saoudiennes.

L'Arabie saoudite demandait un statut d'observateur au sein de la Francophonie, mais son piètre bilan en matière des droits de la personne est pour l'instant au coeur du rejet de sa candidature.

Selon les informations qui ont filtré de la séance plénière à huis clos, Philippe Couillard a joué un rôle dans cette résolution, le Québec ayant été le premier à s'opposer aux arguments du Maroc, qui souhaitait l'adhésion immédiate. Pour plaider sa cause, le premier ministre québécois aurait évoqué le cas du blogueur Raïf Badawi, emprisonné et menacé de torture parce qu'il a prôné la libéralisation du régime.

Sur son compte Twitter, l'épouse de Raif Badawi, Ensaf Haidar a remercié Philippe Couillard et Justin Trudeau de leurs actions.

La décision sur l'adhésion de l'Arabie saoudite a donc été repoussée au prochain sommet de la Francophonie qui aura lieu dans deux ans.

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