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Le « Trump tchèque » remporte ses élections

Le milliardaire populiste Andrej Babis, du Parti ANO, a largement gagné son pari. Avec un écart de près de 20 % sur son plus proche rival, il a remporté les élections qui se tenaient samedi en République tchèque.

Considéré par plusieurs comme le « Trump tchèque », Babis est connu pour son opposition à l’accueil des migrants et est un eurosceptique assumé. Il proposait également aux électeurs de réduire les impôts.

Ses plus proches rivaux, les conservateurs du Parti civique démocrate, n’ont reçu qu’environ 12 % des voix. Les sociaux-démocrates, au pouvoir depuis 2013, ont subi un cuisant revers avec à peine 7 % des votes.

Le rejet des partis traditionnellement au pouvoir s’est poursuivi avec l’arrivée au parlement du Parti pirate et du Parti liberté et démocratie directe, bien connu pour ses positions contre l’immigration, les musulmans et l’Union européenne. Les deux formations ont notamment récolté plus de votes que les sociaux-démocrates.

Puisque les coalitions sont chose courante en République tchèque, il est probable qu’un autre gouvernement eurosceptique se forme en Europe centrale.

Pas moins de neuf partis et groupes ont fait leur entrée au parlement dans cette élection.

Ennuis avec la justice tchèque pour Babis

Même si l’une de ses promesses électorales était de contrer la corruption, Andrej Babis est lui-même sous la loupe de la justice tchèque.

Celui qu’on surnomme aussi le « Berlusconi de Prague » est lié à des allégations de fraudes et de détournement de fonds alors qu’il était ministre des Finances dans la coalition gouvernementale avec les sociaux-démocrates entre 2014 et 2017. Le gouvernement l’avait chassé de son poste en mai dernier en raison de ces allégations.

Il est maintenant officiellement sous examen depuis le 9 octobre dans l’affaire appelée « Nid de cigogne », du nom de l’une de ses mégafermes qui aurait bénéficié de deux millions d’euros de fonds européens.

Au même moment, il a été révélé qu’il avait été un collaborateur des services de sécurité du régime communiste, écorchant ainsi son image d’incorruptible.

Andrej Babis, deuxième fortune de son pays, est à la tête d'une énorme société financière qui possède 200 entreprises dans l'agroalimentaire et la pétrochimie. Sa compagnie est le premier employeur de République tchèque.

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