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Les 400 millions $ versés à l'Iran n'étaient pas une rançon, affirme Washington

L'administration Obama a reconnu, jeudi, que le paiement en espèces de 400 millions de dollars à l'Iran, effectué il y a sept mois, était conditionnel à la libération d'un groupe de prisonniers américains alors emprisonnés à Téhéran.

Il s'agit de la première fois que les États-Unis établissent un lien aussi clair entre les deux événements, que des détracteurs dépeignent comme une rançon.

Le porte-parole du département d'État, John Kirby, a répété que le transfert d'argent s'inscrivait dans le cadre d'un accord quant à de l'équipement militaire, source de conflit depuis plusieurs décennies.

Il a souligné que les pourparlers à cet égard avaient été menés séparément des négociations concernant les otages.

Toutefois, il a ajouté que les États-Unis ont retenu la livraison de la somme, comme outil de négociation, jusqu'à ce que l'Iran permette aux Américains de quitter le pays.

Comme le paiement et la libération des otages sont survenus le 17 janvier, des républicains ont accusé M. Obama d'avoir miné l'opposition des États-Unis au paiement de rançons.

M. Kirby a tenu ces propos un jour après que le Wall Street Journal eut rapporté que les autorités américaines avaient retenu les 400 millions à l'aéroport de Genève, avant qu'un avion des forces aériennes suisses puisse décoller de Téhéran avec trois des quatre Américains à bord. Le dernier otage s'est finalement envolé à bord d'un avion commercial.

Le 16 janvier, l'Iran et ses partenaires (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, Allemagne) mettaient en oeuvre leur accord sur le nucléaire iranien. Le même jour, Washington et Téhéran annonçaient l'échange de cinq prisonniers, dont le correspondant du Washington Post Jason Rezaian, libérés par l'Iran.

Le 17 janvier, le président Obama rendait public un remboursement par Washington à Téhéran de 1,7 milliard de dollars représentant un contrat d'armement jamais honoré à cause de la rupture des relations diplomatiques lors de la révolution islamique en 1980.

Ce remboursement était constitué de 400 millions de dollars en dette et 1,3 milliard de dollars en intérêts.

Début août, le département d'État avait affirmé que cette dette et l'affaire des prisonniers étaient « complètement distinctes ».

Le président du sous-comité des affaires bancaires de la Chambre des représentants, notamment responsable des enquêtes, a demandé qu'on lui fournisse tous les documents en lien avec le paiement, de même que les noms de tous les représentants impliqués dans l'affaire.

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