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Les élus grecs votent pour la nouvelle proposition du gouvernement Tsipras

Le Parlement grec vient de voter à une large majorité en faveur des propositions de réformes du gouvernement Tsipras. Une dizaine de députés du parti Syriza ont toutefois fait défection, deux d'entre eux ayant même voté contre ce plan d'accord.

Le premier ministre Alexis Tsipras, qui avait fait de ce vote un choix de « haute responsabilité nationale », a recueilli 251 votes sur un total de 300 députés; 32 ont voté contre et 8 se sont abstenus. Neuf députés étaient absents au moment du vote, dont l'ex-ministre des Finances Yanis Varoufakis.

Parmi les huit abstentionnistes figurent trois députés Syriza de premier plan : le ministre de l'Énergie Panagiotis Lafazanis, le ministre délégué aux caisses d'assurance sociale Dimitris Stratoulis et la présidente du Parlement Zoe Konstantopoulou.

L'accord du Parlement était nécessaire au gouvernement grec afin qu'il puisse négocier un troisième plan d'aide de 74 milliards d'euros avec ses créanciers internationaux sur la base de la proposition qu'il a mise sur la table jeudi soir.

Les parlementaires ont débattu pendant plusieurs heures du document de 13 pages, dont l'essentiel des mesures a pourtant été rejeté par les Grecs lors du référendum de dimanche dernier.

Toute la journée de vendredi, le premier ministre Alexis Tsipras a tenté de convaincre les membres de son parti de donner leur aval à son plan d'aide. Certains membres radicaux de son parti ont toutefois indiqué leur désaccord, estimant qu'une expulsion de la zone euro était préférable à une nouvelle cure d'austérité.

Selon certains analystes, leurs défections pourraient entraîner des changements politiques, voire un remaniement ministériel.

Un virage à 180 degrés

Le document soumis aux créanciers jeudi adopte presque toutes les mesures proposées par le Fonds monétaire international (FMI) et l'Union européenne (UE) le 26 juin, qui ont été rejetées par plus de 60 % des électeurs grecs.

Dans une surprenante volte-face, Athènes a accepté d'augmenter la taxe de vente sur la plupart des biens et services de plus de 10 %, pour l'amener à 23 %, et de supprimer les avantages fiscaux pour les îles. De nouvelles compressions sur les pensions sont aussi prévues. En échange, les dirigeants grecs demandent 53,5 milliards d'euros pour stimuler la croissance ainsi qu'une solution pour restructurer l'énorme dette publique.

Ces propositions feraient par ailleurs le bonheur des créanciers. Selon des sources européennes citées par Reuters et l'AFP, la Banque centrale européenne, le FM et l'UE les ont jugées « positives », y voyant « une base de négociation ».

Les ministres des Finances de l'UE en discuteront entre eux lors d'une rencontre samedi, avant un sommet du Conseil européen dimanche.

Pendant ce temps, les épargnants grecs demeurent limités à un retrait de 60 euros par jour aux guichets automatiques. Les banques resteront fermées au moins jusqu'à lundi.

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