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Les enfants migrants de moins de 5 ans devraient retrouver leurs parents d'ici jeudi

Au lendemain de la date butoir fixée pour la réunification des enfants migrants de moins de cinq ans avec leurs parents, l'administration Trump promet de clore ce dossier d'ici jeudi.

Depuis que le gouvernement américain a décrété sa politique migratoire « tolérance zéro » pour lutter contre l'immigration illégale, à la mi-avril, entre 2000 et 3000 enfants ont été séparés de leurs parents, arrêtés à la frontière américaine après l'avoir franchie sans papiers.

À ce jour, seulement 4 des 102 enfants migrants de moins de cinq ans ont été réunis avec leurs parents avant le 10 juillet, date butoir fixée par un tribunal de San Diego, en Californie. Un autre délai avait été fixé pour réunir tous les autres enfants et leurs parents d'ici le 26 juillet.

Mardi, les autorités américaines ont indiqué que 34 autres réunifications devaient avoir lieu avant la fin de la journée, mais le sort de dizaines d'enfants reste incertain. Selon le gouvernement, certains de ces enfants ne sont pas « admissibles » en raison de la situation irrégulière de leurs parents – déjà expulsés ou possédant un casier judiciaire.

L'American Civil Liberties Union (ACLU), la puissante association américaine de défense des droits individuels, a de nouveau critiqué l’administration Trump, affirmant que le gouvernement a « déjà raté la date butoir ». L’association dénonce, par ailleurs, l’incapacité du gouvernement à fournir le nombre exact d’enfants réunis à ce jour, indiquant que 12 parents migrants ont déjà été expulsés du pays sans leurs enfants de moins de cinq ans.

Sur Twitter, Donald Trump a rejeté une nouvelle fois la responsabilité sur les démocrates, mercredi, les accusant d’être à l’origine du blocage au Congrès.

Dans une entrevue accordée à l’agence Reuters, une consultante en immigration a indiqué qu’elle attendait toujours des nouvelles d’un enfant de moins de cinq ans séparé de sa famille. « Mes clients n’ont toujours pas été réunis avec leur enfant », a dit Beth Krause. Le gouvernement lui avait pourtant promis que l’enfant retrouverait les siens mercredi.

La majorité de ces familles sont originaires d'Amérique centrale et demandent l'asile en raison de la violence dans leur pays d'origine.

Les autorités espèrent dissuader la venue des migrants avec cette mesure. Or, le gouvernement a été la cible de vives critiques, aux États-Unis et à l'étranger, pour avoir séparé les enfants de leurs parents sans-papiers.

Face au tollé créé par les images d'enfants en pleurs, Donald Trump a mis fin aux séparations par décret le 20 juin dernier, en appelant le Congrès à réformer les lois sur l'immigration.

Dans le même temps, un juge fédéral de Los Angeles a rejeté la demande de l'administration Trump de permettre la détention à long terme d'enfants immigrants illégaux.

En vertu d'un accord de 1997, les enfants migrants ne peuvent être détenus que pendant 20 jours.

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