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Les États-Unis disent avoir tué 119 civils en Irak et en Syrie

Dans un récent bilan de ses frappes aériennes menées en Irak et en Syrie depuis août 2014, le Pentagone indique avoir fait 119 victimes civiles, dont 64 au cours de la dernière année.

Washington se défend d'avoir pris les précautions nécessaires pour épargner les civils, mais reconnaît que ces derniers peuvent faire partie des dommages collatéraux.

« Nous faisons tout ce que nous pouvons pour limiter ces accidents, y compris parfois en renonçant à frapper des cibles », a déclaré le colonel John J. Thomas, porte-parole du Commandement central américain (CentCom).

Le nombre des victimes civiles a augmenté avec l'intensification des combats entre la coalition menée par les États-Unis et le groupe armé État islamique, depuis la fin 2015. L'US Air Force a par ailleurs reconnu avoir causé la mort de 64 des 119 civils au cours de 24 frappes aériennes en Irak et en Syrie, entre le 20 novembre 2015 et le 10 septembre 2016.

Le bilan de 119 victimes ne tient pas compte du raid mené par la coalition en juillet près de Manbij, en Syrie, qui a fait des dizaines de victimes, selon plusieurs organisations. Le Pentagone a indiqué qu'une enquête au sujet de cette attaque était en cours.

Washington ne reconnaît les victimes civiles de ses bombardements qu'à l'issue de ces enquêtes, dont les résultats se font souvent attendre.

Bilan revu à la hausse

À l'instar des autres membres de la coalition qu'ils dirigent, les États-Unis sont accusés de minimiser leur bilan des victimes civiles.

L'ONG britannique Airwars, qui surveille et documente les frappes aériennes en Irak, en Libye et en Syrie, estime de son côté que la coalition est responsable de la mort de 1787 civils en territoires syrien et irakien, ces deux dernières années.

Amnistie internationale parle de 300 morts en Syrie seulement, depuis août 2014.

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