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Les États-Unis s'efforcent de rassurer les Européens sur l'OTAN

Le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis, a déclaré mercredi que l'OTAN était au coeur des relations entre les États-Unis et l'Europe, s'efforçant de rassurer les membres européens de l'alliance sur les intentions de l'administration Trump.

« L'alliance reste fondamentale pour les États-Unis et pour toute la communauté transatlantique », a dit Jim Mattis à la presse avant une réunion des ministres de la Défense de l'organisation à Bruxelles.

Comme l'a dit le président Trump, il soutient fermement l'OTAN.

Jim Mattis, secrétaire américain à la Défense

La réunion de Bruxelles est considérée côté européen comme l'occasion pour Washington de réaffirmer son engagement envers ses alliés européens en matière de sécurité, après une campagne électorale durant laquelle le milliardaire a qualifié l'OTAN d'« obsolète » et critiqué la répartition de son coût financier entre les deux rives de l'Atlantique.

La démission mardi de Michael Flynn, le conseiller à la sécurité nationale du président américain, n'a fait qu'ajouter aux interrogations sur le Vieux Continent, en alimentant le débat sur les relations entre le nouveau pouvoir américain et la Russie.

Je suis absolument certain que le message de cette réunion sera un message d'unité transatlantique, d'importance de nos positions communes et de notre protection mutuelle, et d'engagement très ferme des États-Unis dans l'OTAN.

Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'OTAN

Un diplomate européen de haut rang en poste à l'OTAN a déclaré que les alliés de Washington attendaient de Donald Trump qu'il les soutienne dans le climat actuel de tension avec Moscou.

« Nous devons rassembler la famille », a dit ce diplomate. « La situation a été fragilisée. »

Réajuster les budgets militaires

Jim Mattis devrait aussi profiter de la réunion de mercredi pour réaffirmer la volonté américaine de voir les alliés européens augmenter leurs budgets militaires.

Sur ce plan, l'OTAN lui a répondu par avance en annonçant mardi que les dépenses européennes de défense avaient été augmentées de 10 milliards de dollars en 2016, même si elles restent inférieures au niveau souhaité par Washington, soit 2 % du produit intérieur brut (PIB).

Les débats à Bruxelles devraient aussi porter sur la lutte contre les organisations djihadistes. L'OTAN est déjà présente en Afghanistan et en Irak entre autres, mais n'entend pas assumer seule toutes les responsabilités dans ce domaine.

« Nous devons être clairs sur le fait que l'OTAN ne peut pas mener la réponse au terrorisme international, mais qu'elle peut y jouer un rôle », a dit un autre diplomate européen de l'organisation.

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