Les États-Unis ont décidé de se retirer de l'UNESCO après avoir régulièrement critiqué des résolutions de l'agence culturelle onusienne perçues comme étant anti-Israël par Washington.

La décision américaine est « courageuse et morale », a dit le chef du gouvernement israélien, selon un communiqué. Ce dernier a donné instruction à son ministre des Affaires étrangères de préparer le retrait de l'État hébreu, qui était membre de l'Organisation des Nations unies depuis 1949.

De leur côté, les Américains avaient déjà cessé de financer l’institution à la suite de l’admission des territoires palestiniens en son sein, en 2011.

Les États-Unis, dont le retrait sera officialisé le 31 décembre 2018, souhaitent conserver un statut d’observateur permanent au sein de l’agence onusienne.

« Cette décision n'a pas été prise à la légère, et reflète les inquiétudes des États-Unis concernant l'accumulation des arriérés à l'UNESCO, la nécessité d'une réforme en profondeur de l'organisation, et ses partis pris anti-israéliens persistants », a indiqué le département d’État par voie de communiqué.

« Je regrette profondément la décision des États-Unis d'Amérique de se retirer de l'UNESCO », a déploré sa directrice, Irina Bokova.

En juillet dernier, Washington avait averti l’UNESCO de son intention de revoir ses liens avec l’agence onusienne. Les États-Unis avaient émis cette mise en garde à la suite de la décision de l’institution de déclarer la vieille ville d’Hébron, en Cisjordanie occupée, « zone protégée » du patrimoine mondial. Qualifiée d'« affront à l'Histoire », cette décision « discrédite encore plus une agence onusienne déjà hautement discutable », avait alors déclaré l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley.

Les décisions américaines et israéliennes interviennent au moment où l’UNESCO votera pour élire un nouveau directeur cette semaine. Le vote est également marqué par les difficultés de financement de l’agence et des divisions internes sur la présence de la Palestine à titre d’État membre.

L'UNESCO est reconnue pour son programme sur le patrimoine mondial visant à protéger des sites culturels et des traditions à travers le monde. L'agence travaille aussi à améliorer l'accès à l'éducation pour les filles des pays les plus pauvres, de même que l'accès aux programmes scientifiques pour les étudiantes.

L’agence onusienne fait également la promotion d'une meilleure compréhension des horreurs de l'Holocauste et défend la liberté de la presse.

Les États-Unis s'étaient déjà retirés de l'UNESCO dans les années 1980 parce que Washington critiquait la gestion de l'agence. Les Américains estimaient aussi qu'elle était utilisée à des fins politiques.

Les États-Unis avaient réintégré l’institution en 2003.

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