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Les États-Unis veulent régler la crise diplomatique dans le Golfe 

Les États-Unis affichent leur volonté de s'impliquer dans le règlement de la crise diplomatique qui déchire le Golfe depuis la mise en quarantaine du Qatar par ses voisins saoudien, bahreïnien, égyptien et émirati pour cause de soutien au terrorisme.

Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson, qui a multiplié les échanges téléphoniques avec Riyad et Doha ces derniers jours, a annoncé mercredi que l'Arabie saoudite et ses alliés avaient préparé une liste de demandes pour le Qatar.

Le chef de la diplomatie américaine a insisté sur la nécessaire « unité » entre les pays du Golfe pour « concentrer tous nos efforts sur la lutte contre le terrorisme ».

Les États-Unis sont à la tête de la coalition internationale contre le groupe armé État islamique.

Le président Donald Trump a abordé cet épineux dossier lors d’un entretien téléphonique avec Mohammed ben Salmane, qu'il a par ailleurs félicité pour son accession au rang de prince héritier d'Arabie saoudite. Selon le compte-rendu de la Maison-Blanche, les deux dirigeants ont évoqué la nécessité de « couper tout soutien aux terroristes et aux extrémistes » ainsi que « la façon de résoudre le différend avec le Qatar ».

La région traverse une crise profonde depuis la rupture, le 5 juin, par l'Arabie saoudite et plusieurs de ses alliés, des liens avec le Qatar, accusé de soutenir le terrorisme et de se rapprocher de l'Iran chiite, rival régional du royaume saoudien.

Discours contradictoires

Washington s’est adonné à un jeu de yoyo dans ce dossier. L'administration Trump a dans un premier temps envoyé des signaux contradictoires sur cette crise, avec en particulier, une série de tweets de Donald Trump apportant un soutien tacite à l'isolement du Qatar. Mais voilà que, depuis le début de la semaine, le département d'État change de discours.

Mardi, sa porte-parole a, dans une déclaration à contre-courant de la position du président américain, mis en cause la justification avancée par l'Arabie saoudite pour isoler son voisin.

Se posant en rassembleur, M. Tillerson croit en un règlement rapide de la crise et dit espérer que la liste de demandes qui sera bientôt présentée au Qatar sera « raisonnable et réalisable ».

« Nous soutenons les efforts de médiation koweïtiens et avons hâte que ce sujet avance vers une résolution », a-t-il poursuivi. « Notre rôle est d'encourager les différentes parties à exposer clairement leurs griefs pour que les problèmes puissent être résolus », a-t-il notamment expliqué.

Le Qatar abrite la base militaire américaine d'Al-Udeid, qui héberge près de 10 000 soldats américains et joue un rôle primordial dans les opérations contre le groupe armé État islamique en Irak et en Syrie.

Trudeau préoccupé par le « financement du terrorisme »

Le premier ministre Justin Trudeau a fait part mercredi à l'émir du Qatar de sa préoccupation relative au « financement du terrorisme et de l'extrémisme » en appelant les pays du Golfe à « maintenir un dialogue ouvert ».

Lors d'un entretien téléphonique avec cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, M. Trudeau a fait part à son homologue qatari des « préoccupations du Canada relativement au financement du terrorisme et de l'extrémisme, peu importe où ils se produisent », selon le compte-rendu du bureau du premier ministre.

« Les deux dirigeants ont également discuté de la nécessité d'atténuer les tensions actuelles, de limiter les conséquences pour les familles touchées dans la région et de continuer à lutter contre les causes profondes du terrorisme », selon ce compte-rendu de leur entretien.

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