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Les forces irakiennes chassent l'EI d'un de ses derniers bastions

Le président irakien a annoncé qu'après 12 jours de combats, les forces gouvernementales et paramilitaires ont repris au groupe armé État islamique (EI) la ville de Tal Afar, l'un des trois derniers bastions djihadistes en Irak.

« Les forces irakiennes ont éliminé entre 600 et 700 combattants de l'EI et une centaine se seraient rendus », a indiqué le brigadier général Andrew A. Croft, commandant en second des forces aériennes de la coalition.

Il s’agit d’une victoire clé dans la guerre contre l’EI en Irak. Le groupe s’est emparé en 2014 de près d’un tiers du pays, mais a depuis perdu beaucoup de terrain lors de vastes offensives menées par le gouvernement irakien et ses alliés.

L’EI ne tient plus qu'une ville au nord de Bagdad et trois localités du désert frontalier de la Syrie, précise le président, ajoutant que la province de Ninive, dans le nord de l'Irak, était désormais entièrement contrôlée par les forces irakiennes.

La reprise de Tal Afar, stratégiquement située entre Mossoul et la frontière avec la Syrie, « met fin dans les faits à la présence militaire de l'EI dans le nord de l'Irak », avait déclaré la semaine dernière le général britannique Rupert Jones, commandant en second de la coalition internationale antidjihadiste.

Selon un responsable militaire au sein de la coalition, la reprise de Mossoul en juillet par les forces irakiennes a « sévèrement attaqué le moral des djihadistes ». Désormais, moins de 1000 djihadistes « profondément déstabilisés et moralement éreintés » demeurent retranchés à Al-Ayadieh à proximité de Tal Afar.

Le combat contre l’EI se poursuit au nord

Si la reprise de Tal Afar porte un dur coup à l’EI, la reprise de deux autres poches djihadistes s’avère plus compliquée.

L'opération de reprise de Hawija, située à 300 km au nord de Bagdad, a été retardée, a précisé le général Halgurd Hikmat, porte-parole des peshmergas. La province de Kirkouk, où est située cette ville, est disputée entre le gouvernement irakien et la région autonome du Kurdistan irakien.

Si Bagdad s'oppose fermement au référendum kurde sur l'indépendance prévu le 25 septembre, il est peu probable que le gouvernement lance un assaut avant cette date.

La reprise des localités de Rawa, al-Qaïm et Anna, à proximité de la Syrie, s’annonce également difficile. De nombreux combattants de l’EI en Syrie, qui perdent du terrain dans ce pays, reculent vers des zones à la frontière avec l’Irak.

La reconquête des zones dans le nord de l'Irak permettrait à la coalition internationale antidjihadiste d'accentuer la pression sur l'EI en territoire syrien.

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