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Les forces irakiennes donnent l'assaut final à Mossoul

Les forces irakiennes ont annoncé dimanche avoir lancé l'assaut sur la vieille ville de Mossoul, où sont retranchés depuis des mois les derniers djihadistes de l'État islamique.

« C'est le dernier chapitre », a déclaré le général Abdoul Ghani Al Assadi, commandant des forces d'élite du CTS, le Service de contre-terrorisme.

D'après les Nations unies, quelque 100 000 civils seraient toujours pris au piège dans ce dédale de ruelles étroites très densément peuplé où la progression des forces irakiennes devra sans doute se faire maison par maison.

« Les bâtiments de la Vieille ville sont particulièrement exposés à un risque d'effondrement même s'ils ne sont pas directement visés, ce qui pourrait conduire à plus de décès de civils que les centaines déjà tués dans des frappes aériennes dans le reste de la ville », s'alarme l'ONG humanitaire International Rescue Committee (IRC) dans un communiqué.

Le général Maan Saadi, un des commandants du CTS, a déclaré à la télévision irakienne que l'assaut était mené avec la volonté d'éviter au maximum de faire des victimes civiles.

« Nous nous attendons à ce que des milliers de familles fuient la Vieille ville », a déclaré le colonel Salam Faradj à Reuters. « Nous avons fait tous les préparatifs pour les évacuer de la ligne de front. »

Combats de rue

Plusieurs centaines de civils ont été abattus par les djihadistes ces dernières semaines en tentant de fuir le dernier réduit de l'État islamique (EI) qui les utilise comme boucliers humains, a annoncé vendredi l'ONU.

L'armée irakienne estime à 300 au maximum le nombre de combattants de l'EI encore retranchés à Mossoul, sur les quelque 6000 qui contrôlaient la ville au début de l'opération de reconquête il y a neuf mois.

« L'opération entre maintenant dans une phase de combats de rue, nous allons limiter les bombardements aériens et les tirs d'artillerie, car c'est un secteur densément peuplé et les bâtiments sont fragiles », a déclaré le porte-parole du CTS, Sabah al Nouman, à la chaîne télévisée Al Hadath de Dubaï.

Lancée à la mi-octobre avec l'appui des forces de la coalition internationale sous commandement américain, la contre-offensive sur Mossoul est entrée samedi dans son neuvième mois.

Mi-janvier, les forces progouvernementales ont repris la partie orientale de la ville, située sur la rive gauche du Tigre. Elles se sont lancées ensuite à la reconquête de Mossoul-Ouest.

Bagdad espérait à l'origine déloger l'EI de Mossoul avant la fin de l'année dernière, mais a dû revoir ses plans face à la résistance acharnée opposée par les djihadistes, multipliant les attaques suicide et utilisant des tireurs embusqués pour freiner la progression des forces progouvernementales. Les djihadistes de l'EI s'en étaient emparés en juin 2014.

C'est de Mossoul que leur chef, Abou Bakr al Baghdadi, dont les autorités russes tentent actuellement de vérifier s'il a été tué dans une frappe aérienne fin mai, a proclamé le « califat ».

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