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Les indépendantistes catalans prêts à réélire Puigdemont à la présidence

Les deux principaux partis indépendantistes catalans se sont entendus pour que l'ancien président de la région, Carles Puigdemont, reprenne la tête de l'exécutif régional, même si ce dernier demeure exilé en Belgique pour éviter d'être traduit en justice.

Le mouvement de M. Puigdemont, Junts per Catalunya (JpC) et la Gauche républicaine de Catalogne (Esquerra Republicana de Catalunya, ERC) ont conclu une entente à ce sujet mardi soir, selon ce que des représentants des deux partis ont confirmé à la presse.

Les deux partis ont remporté 66 des 135 sièges au Parlement catalan lors des élections du 21 décembre. Avec l'appui du parti indépendantiste d’extrême gauche Candidatura d’Unitat Popular (CUP), ils auraient une majorité absolue à la législature.

Selon un élu de Junts per Catalunya, Jordi Xucla, les deux plus importants partis se sont entendus pour que Carles Puigdemont reprenne la direction de la Generalitat. L'ERC a aussi confirmé l'entente.

Candidatura d’Unitat Popular n'a pas réagi publiquement à ce développement. Elle a cependant toujours fait valoir qu'elle a l'intention de soutenir un « gouvernement républicain ».

L'histoire ne dit cependant pas comment Carles Puigdemont pourra gouverner la Catalogne. S'il décidait de rentrer en Espagne, où il est poursuivi pour sédition, rébellion et détournement de fonds publics, il serait arrêté.

Pour Ines Arrimadas, la cheffe de Ciudadanos, parti unioniste arrivé en tête aux élections régionales, un fugitif ne peut tout simplement peut pas présider la région.

L'autre candidat potentiel à la présidence, le chef de l'ERC, Oriol Junqueras, est actuellement en détention préventive dans une prison de Madrid. Il est lui aussi poursuivi pour rébellion et sédition.

Il a tout de même demandé à être libéré pour assister à la séance inaugurale du nouveau parlement de Barcelone, le 17 janvier.

Dans un éditorial publié mercredi sur le site d'informations Politico, Carles Puigdemont a lancé un nouvel appel au gouvernement espagnol pour qu'il ouvre des discussions.

« Madrid doit comprendre que ce qu'il faut, c'est le dialogue, la négociation et un accord sur les relations futures que les Catalans veulent avoir avec l'Espagne, fondées sur le respect, la considération, la coopération et l'égalité », écrit l'ancien chef de l'exécutif catalan.

Au lendemain de l'élection, le premier ministre espagnol Mariano Rajoy avait refusé net de considérer cette possibilité.

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