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Les Italiens votent sur une réforme constitutionnelle cruciale pour Renzi

Les Italiens se rendent aux urnes aujourd'hui pour déterminer, par référendum, s'ils veulent adopter une réforme constitutionnelle visant à mettre fin au bicaméralisme au sein de leur Parlement. Cette démarche fait indirectement office de test pour le gouvernement de Matteo Renzi.

Les électeurs ont jusqu’à 23 h, heure locale, pour voter. Quant aux Italiens vivant à l’extérieur du pays, ils ont déjà pu s’exprimer à l’occasion du vote par anticipation, qui s’est clôt jeudi soir.

Au programme de cette réforme : une réduction draconienne des pouvoirs du Sénat, une limitation des compétences régionales ainsi que la suppression des provinces.

Le référendum a été proposé par le chef du gouvernement italien Matteo Renzi, au pouvoir depuis 2004. Celui-ci soutient que la réforme permettrait une plus grande stabilité gouvernementale. Il a promis de démissionner en cas d'échec.

Or, une vaste majorité de la classe politique italienne a appelé à voter « non », craignant que cette révision constitutionnelle ne se traduise par une trop forte concentration des pouvoirs entre les mains du chef du gouvernement.

Au cours de la campagne, Matteo Renzi a également fait face à un certain désaveu au sein de ses propres troupes : des membres du Parti démocratique, dont il est le chef, ont encouragé les électeurs italiens à se prononcer contre l’adoption de la réforme.

Ce rejet se fait également sentir au sein de la population. Beaucoup d’Italiens reprochent à Matteo Renzi d’avoir centré le débat autour de sa personne. D’autres soutiennent que le chef du gouvernement, par sa réforme, cherche avant tout à protéger les élites italiennes aux dépens des intérêts du peuple.

La communauté internationale aux aguets

Les derniers sondages, menés il y a deux semaines, donnaient de 5 à 8 points d'avance au camp du « non », mais plusieurs électeurs se disaient encore indécis.

En cas de victoire du « non », le Mouvement 5 étoiles – une formation populiste et eurosceptique qui constitue une force politique de plus en plus importante – devrait réclamer des élections anticipées. Son fondateur, Beppe Grillo, a exhorté les Italiens à voter avec « leurs tripes pour défendre leurs droits et libertés ».

Le président Sergio Mattarella ne devrait toutefois pas dissoudre le Parlement avant une réforme de la loi régissant l'élection des députés.

L’issue du scrutin soulève aussi des inquiétudes à l’étranger. Le président américain Barack Obama, la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ont ouvertement appelé les électeurs italiens à voter « oui ».

Après le choc du Brexit, la communauté internationale redoute l’apparition d’une nouvelle source d’instabilité politique et économique sur le continent européen.

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