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Les JO, le paradis des collectionneurs d'épinglettes

(RIO DE JANEIRO) Si les Jeux olympiques sont le plus grand rendez-vous sportif au monde, c'est aussi le paradis des collectionneurs d'épinglettes. Assis devant l'entrée du Parc olympique, quatre ou cinq échangeurs, souvent couverts de ces épingles de revers, conversent avec les journalistes et les collectionneurs.

Ils viennent d'Espagne, des États-Unis ou du Canada. Certains sont vendeurs d'épinglettes de profession, pour d'autres il s'agit d'un passe-temps durant les Jeux olympiques et paralympiques.

Originaire de Grèce, John Ioannidis échange des épinglettes du matin au soir devant l'entrée du Village olympique de Rio de Janeiro. Chez lui à Athènes, il en vend dans la rue.

Le quinquagénaire, qui en est à ses septièmes JO, a payé son billet d'avion 2000 $. Mais le jeu en vaut la chandelle, dit-il. Il est ici d'abord et avant tout pour l'ambiance, pour les rencontres, et les épinglettes rares.

Pourquoi en collectionner? « Parce que, contrairement aux femmes, elles ne vous font pas de problèmes », s'exclame en riant John, qui est marié ... à une vendeuse d'épinglettes.

Trois millions d'épinglettes

Environ 800 modèles d'épinglettes – et trois millions d'unités - ont été créés pour les Jeux olympiques et paralympiques de Rio. Les commanditaires des Jeux, de même que les médias, y vont eux aussi de leurs propres insignes. CBC/Radio-Canada en a créé plusieurs modèles.

Les collectionneurs du monde entier convergent aux Jeux simplement pour les échanger. Un touriste américain rencontré dimanche a affirmé en avoir 50 000 dans sa collection. Pour sa part, Timothy Jamieson, un architecte américain venu à Rio pour échanger ses épinglettes, en possède 28 000.

Les athlètes eux-mêmes collectionnent les épinglettes quand ils sont aux Jeux. La rumeur voulait que la joueuse de tennis américaine Serena Williams eût l'intention de mettre la main sur celle de CBC/Radio-Canada. Notre journaliste Diane Sauvé lui en a fourni quelques-unes après sa victoire en simple dimanche.

Parmi les épinglettes les plus prisées par les collectionneurs, on trouve celle de la télévision chinoise CCTV avec Vinicius, la mascotte des Jeux de Rio. Sur le site Ebay, elle se vend de 20 à 25 $ US.

D'autres sont encore rares et plus prisées, comme l'épinglette Pikachu de TV Tokyo, créée pour les Jeux de Rio. Elle se vend à plus de 100 $ US sur le site de revente.

Mais à Rio, ce n'est pas tant les épinglettes rares qui comptent, estime le collectionneur américain Sidney Marantz, qui en est à ses 16es Jeux olympiques. « L'important, c'est ce que chaque personne aime », dit-il.

Cet article a été publié le 7 août 2016.

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