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Les manifestants anti-Trump se sont fait entendre dans plusieurs villes 

Environ 100 000 personnes indiquaient, samedi matin sur Facebook, qu'elles comptaient participer à des rassemblements à New York, à Chicago et à Los Angeles. Les policiers étaient sur un pied d'alerte, même si les organisateurs avaient demandé aux manifestants d'éviter tout geste de violence et de vandalisme.

En début d'après-midi, des milliers de personnes ont envahi les rues de New York et de Chicago. Les manifestants scandaient des slogans comme « Not my president » (« pas mon président ») ou « Trump has got to go » (« Trump doit partir »).

À New York, la manifestation, qui a rassemblé quelque 15 000 personnes, est demeurée bruyante, mais pacifique. Aucun acte de vandalisme n'a été signalé. La marche s'est terminée sur la 5e avenue, devant la Trump Tower, après 5 heures de manifestation.

« Nous sommes horrifiés par le fait que le pays ait élu un misogyne et un raciste incroyablement non-qualifié sur un programme qui est totalement haineux », a commenté Mary Florin-McBride, banquière new-yorkaise à la retraite.

Les organisateurs ont voulu dénoncer les mesures promises par Donald Trump pour limiter l'immigration et stigmatiser les musulmans. Ils souhaitaient aussi rappeler les accusations d'agressions sexuelles dont fait l'objet le président désigné.

« Il est temps de s'unir et de lutter contre Donald Trump et ce qu'il veut faire à ce pays », ont lancé sur Facebook les organisateurs du rassemblement à Los Angeles.

Malgré nos différences, nous devons nous unir pour empêcher la haine de diriger ce pays.

Organisateurs de la manifestation anti-Trump à New York

Les organisateurs espèrent continuer sur la lancée de ces derniers jours. Depuis les élections de mardi, des milliers de personnes ont protesté, entre autres, à Boston, à New York et à Portland, où une manifestation a dégénéré samedi soir.

Les autorités ont fait état de plusieurs actes de vandalisme, et un homme a été atteint par balle par un contre-manifestant. Les autorités sont toujours à la recherche du tireur qui a pris la fuite.

Des projectiles de toutes sortes ont été lancés en direction des policiers, si bien que la police a dû utiliser du gaz lacrymogène pour disperser la foule de plusieurs centaines de personnes.

Une autre manifestation vendredi soir à Los Angeles s'est terminée avec plus de 200 arrestations.

Des manifestations ont également eu lieu à travers le monde. Samedi, environ 300 personnes ont manifesté devant l'ambassade américaine à Berlin.

Plusieurs centaines de personnes se sont aussi rassemblées à Vancouver, brandissant le poing et scandant « Love trumps hate » (« l'amour est plus fort que la haine », avec un jeu de mots sur le nom de Donald Trump). Une poignée de gens se sont aussi réunis devant l'Ambassade des États-Unis, rue Sussex à Ottwa, pour manifester contre le nouveau président américain désigné.

Des épingles à nourrice en solidarité avec les minorités

Depuis l'élection de Donald Trump, les épingles à nourrice sont devenues un symbole de solidarité avec les femmes, les immigrés, les musulmans et les Noirs – qui ont été régulièrement la cible du candidat républicain pendant sa course à la Maison-Blanche.

Ce mouvement est né sur Twitter au Royaume-Uni après le vote des Britanniques en faveur d'un Brexit. Le symbole a été récemment repris aux États-Unis par diverses organisations américaines de défense des droits civiques.

« Si vous êtes un musulman, une femme, un homosexuel, une personne de couleur, un latino, un transsexuel, un immigré, ou un handicapé qui a peur... Je suis là. Parlez, je vous écouterai, je vous soutiendrai. Je me lèverai pour vous. Je m'assoirai pour vous. Je me tairai pour vous. Je ferai mon possible pour vous faire savoir que je vous aime », peut-on lire sur une photo d'épingle à nourrice sur Instagram.

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