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Les Occidentaux réclament un « cessez-le-feu immédiat » à Alep

Au moment où l'armée syrienne a repris le contrôle de la vieille ville d'Alep, six pays occidentaux – La France, l'Allemagne, le Canada, les États-Unis, l'Italie et Royaume-Uni – réclament un « cessez-le-feu immédiat » devant la « catastrophe humanitaire » qui sévit dans ce fief de la rébellion syrienne.

Appuyés par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, les six pays occidentaux exhortent la Russie et l’Iran à utiliser leur influence auprès du régime syrien pour l’infléchir en ce sens.

« L'urgence absolue est un cessez-le-feu immédiat pour permettre aux Nations unies de livrer de l'aide humanitaire aux populations de l'est d'Alep et de porter secours à ceux qui ont fui », soulignent les six dirigeants dans une déclaration commune.

Nous condamnons les actions du régime syrien et de ses partisans étrangers, en particulier la Russie, pour leur obstruction à l'aide humanitaire, et nous condamnons fermement les attaques du régime syrien qui ont dévasté des installations civiles et médicales ainsi que l'utilisation de barils explosifs et d'armes chimiques.

Les six signataires

Les signataires appellent également « toutes les parties en Syrie à respecter le droit international humanitaire, y compris les Conventions de Genève », tout en demandant « aux Nations unies d'enquêter » sur les exactions commises.

Les six avancent être « prêts à envisager des mesures restrictives supplémentaires à l'encontre des individus et des entités qui agissent pour le compte du régime syrien ou en son nom ».

Seul un règlement politique peut apporter la paix pour les personnes en Syrie.

Les six signataires occidentaux

Ban Ki-moon

M. Ban a joint sa voix à celle des six pays occidentaux pour réclamer un cessez-le-feu, jugeant « déchirante » la situation des populations civiles coincées dans cette ville du nord du pays. « Je ne cesse d'appeler les autorités syriennes, les groupes armés syriens, et aussi la coalition [...], à tenir leurs promesses de façon à ce que nous puissions accomplir notre tâche humanitaire », a-t-il souligné.

« La plupart des infrastructures, des hôpitaux, des cliniques, des approvisionnements en eau, en nourriture » sont détruits, a-t-il rappelé.

Durement frappés par des bombardements qui n’ont épargné ni les écoles ni les hôpitaux, les rebelles d’Alep ont demandé un cessez-le-feu de cinq jours afin de permettre l’évacuation des civils vers d’autres régions de la Syrie.

Soutenus par des bombardements, des frappes aériennes et des milices chiites libanaises, iraniennes et irakiennes, l’armée gouvernementale s’apprête à reprendre le contrôle de la totalité de la portion est d’Alep où vivent quelque 200 000 civils.

Le régime syrien avait déjà déclaré, hier, qu’il n’accepterait aucune offre de cessez-le-feu tant que les mouvements rebelles – qu’il considère comme des groupes terroristes – n’auront pas quitté les lieux.

La Russie et la Chine ont apposé leur veto à une résolution du Conseil de sécurité qui exigeait une trêve de sept jours à Alep de même que l’arrêt des combats sur l’ensemble du territoire syrien. Moscou a notamment justifié son véto en indiquant que l’arrêt des combats permettrait aux rebelles de se regrouper.

De leur côté, les rebelles n’ont donné aucune indication sur leurs intentions, mais les pays occidentaux tentent de les convaincre de se retirer afin d’éviter un carnage au sein de la population civile. Cette dernière est déjà soumise à aux bombardements quotidiens et au blocus alimentaire de la ville.

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