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Les ONG indésirables en Chine risquent l'expulsion

Le gouvernement chinois se donne les outils légaux pour pouvoir expulser, dès janvier 2017, les organisations non gouvernementales étrangères qu'il juge menaçantes pour la sécurité de la nation. Un geste qui inquiète plusieurs intervenants dans le pays.

Le gouvernement communiste allègue que certaines des 7000 ONG qui oeuvrent en Chine soutiennent le mouvement prodémocratie à Hong Kong ou organisent des manifestations, notamment au Tibet.

Pékin a donc adopté une loi qui restreint considérablement les droits de ces organisations, qui font entre autres la promotion des droits des gais et des travailleurs.

Approbation policière

Dorénavant, la présence des ONG étrangères devra être approuvée par la police chinoise.

Il leur sera notamment interdit de critiquer le pouvoir de l'État ou de parler d'aspirations séparatistes, notamment au Xinjiang. Leur permis pourra également être révoqué sans explication.

« Nous allons faciliter leur travail si l'ONG étrangère est venue en Chine pour une coopération amicale », souligne le responsable de l'Assemblée nationale populaire, Guo Linmao. « Mais si nous découvrons qu'elle agit de manière illégale, alors elle sera traitée conformément à la loi », menace-t-il.

Des mesures répressives

Cette initiative est le dernier jalon d'une longue liste de mesures adoptées par le président Xi Jinping pour limiter les droits de la personne et garder le contrôle dans le pays.

Des avocats qui défendent les droits de la personne et des éditeurs de Hong Kong ont notamment été arrêtés. De la propagande a été diffusée dans la presse.

Les autorités communistes ont également publié des bandes dessinées pour mettre en garde les jeunes Pékinoises contre de possibles séducteurs étrangers, qui pourraient bien être des espions, clament-elles.

Une situation qui se détériore

Selon Amnistie internationale, déjà interdite dans le pays, « la situation des droits de la personne en Chine se détériore plus que jamais sous Xi Jinping ».

Plusieurs analystes pensent même qu'il n'y a jamais eu autant de répression dans le pays depuis l'ère de Mao.

La Chine n'est toutefois pas la seule à s'en prendre aux ONG. L'Inde et la Russie ciblent aussi les organisations non gouvernementales étrangères.

Pour les militants des droits de la personne, ces mesures réduisent encore plus les chances de démocratie dans ces pays.

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