Les élus philippins ont entériné par une imposante majorité l'appel du président Rodrigo Duterte à prolonger la loi martiale dans le sud des Philippines jusqu'à la fin de l'année afin d'aider l'armée à contrer un siège mené depuis deux mois par des combattants affiliés à Daech (le groupe armé État islamique) à Marawi.

On espère en outre que la mesure reconduite permettra d'éviter que des offensives similaires n'éclatent dans d'autres villes du sud des Philippines.

Le président de la chambre des représentants, Pantaleon Alvarez, a annoncé que les membres de la chambre basse et les sénateurs ont approuvé à 261 votes contre 18 la demande de prolongation de la loi martiale au cours d'une session conjointe.

L'application de la loi martiale, qui avait été instaurée pour 60 jours, devait venir à échéance tard samedi.

Le secrétaire à la Défense, Delfin Lorenzana, a minimisé les inquiétudes relatives à des abus de l'armée, soutenant qu'aucune forme de violation majeure des droits de la personne n'avait été rapportée depuis que la loi martiale a été décrétée par le président Duterte.

Des opposants à la mesure ont fait valoir que les forces gouvernementales pouvaient intervenir contre le siège de Marawi sans recourir à la loi martiale. D'autres ont soutenu que la période de prolongation était trop longue.

Depuis que la bataille de Marawi a éclaté le 23 mai dernier, au moins 428 combattants islamistes ont été tués, de même que 105 soldats et policiers. Quarante-cinq civils ont perdu la vie et un demi-million d'habitants ont été déplacés.

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