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Les rebelles syriens exigent de l'aide avant toute reprise des pourparlers de paix

En Syrie, l'accord de cessation des hostilités en vigueur depuis samedi tient la route tant bien que mal, mais la reprise des négociations le 9 mars, tel qu'annoncée mardi par l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, demeure incertaine.

Selon George Sabra, membre important du Haut Comité de négociations (HCN), l'alliance des rebelles sunnites censée négocier avec le régime du président Bachar Al-Assad, il faudra d'abord que l'aide humanitaire promise soit dûment acheminée.

« Tant que la trêve ne contribuera pas à la mise en oeuvre des termes [de la résolution 2254 des Nations unies], toutes les dates pour une reprise des négociations demeurent hypothétiques », a-t-il déclaré mercredi à la chaîne de télévision Arabia Al-Hadath.

« Quelle est la valeur d'une trêve si les entités chargées de la surveiller - c'est-à-dire l'Amérique et la Russie - ne poussent pas toutes les parties à s'y conformer? », a-t-il ajouté.

La résolution 2254 du Conseil de sécurité de l'ONU prévoit à son article 12 l'acheminement de l'aide humanitaire dans les zones assiégées. Cette condition explique d'ailleurs en partie le refus des rebelles d'entreprendre des négociations avec le régime il y a quelques semaines.

L'article 13 de la même résolution exige en outre un arrêt des bombardements aériens.

L'ONU a annoncé mardi avoir livré de l'aide humanitaire à Mouadamiyat Al-Cham, ville rebelle encerclée par l'armée au sud-ouest de Damas. Elle dit avoir l'intention de porter assistance dans les prochains jours à 154 000 personnes dans des localités syriennes assiégées par l'un ou l'autre des belligérants.

De l'aide a aussi été distribuée par le Programme alimentaire mondial à Kafr Batna, dans la Ghouta orientale, à l'est de Damas.

L'ONU affirmait encore la semaine dernière que 480 000 Syriens sont affamés dans des villes assiégées. Certains se trouvent cependant dans des villes encerclées par le groupe armé État islamique, qui n'est pas partie prenante de l'accord en vigueur depuis samedi, au même titre que le Front Al-Nosra, associé à Al-Qaïda.

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