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Les victimes de Larry Nassar ne seront pas indemnisées à parts égales

La somme de 500 millions de dollars américains prévue par l'entente à l'amiable entre l'Université d'État du Michigan et les centaines de victimes du médecin Larry Nassar ne sera pas divisée à parts égales entre elles.

Les avocats précisent que des facteurs tels que l'âge des victimes au moment des faits et l'impact subséquent des agressions sexuelles seront pris en compte.

L'université, où Larry Nassar a pratiqué la médecine sportive pendant près de 20 ans, a annoncé mercredi qu'elle versera 425 millions $ aux 332 victimes et qu'elle mettra de côté 75 millions $ supplémentaires dans l'éventualité de nouvelles allégations.

Il reviendra probablement à d'anciens juges ou encore à des médiateurs d'expérience de déterminer quel montant recevra chaque plaignante, précise John Manly, l'avocat d'environ 200 d'entre elles.

Selon une simple division, chacune toucherait 1,28 million $, mais la répartition des indemnisations procédera autrement -- sans compter que les avocats auront aussi droit à leur part.

David Mittleman, dont la firme représente 111 victimes, explique que le temps écoulé depuis les faits dénoncés pèsera lourd dans la balance. Des agressions sexuelles plus anciennes vaudront sans doute une somme moins importante puisque sans l'entente à l'amiable, l'université aurait été protégée par les délais de prescription.

L'avocat Michael Barasch n'est pas impliqué dans cette affaire -- la pire de la sorte dans l'histoire du monde sportif --, mais selon son expérience dans des centaines de cas d'agressions sexuelles perpétrées par des prêtres de New York, une indemnisation commune constituait la meilleure voie à suivre.

« Certaines de ces personnes seront déçues -- assurément. Mais je peux vous dire, d'après mes cas d'agressions au sein de l'Église, que la grande majorité sera tellement reconnaissante de tourner la page », fait-il valoir.

Larry Nassar passera probablement le reste de ses jours derrière des barreaux pour avoir agressé des femmes et des filles -- pour la plupart de gymnastes -- en prétendant qu'il s'agissait de traitements médicaux.

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