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Loin des tracas de Washington, Trump inaugure le 11e porte-avions américain en Virginie

Le président américain Donald Trump a inauguré samedi le USS Gerald Ford, 11e porte-avions de la flotte américaine et premier d'une nouvelle génération à propulsion nucléaire. Pendant ce temps, les élus du Congrès – républicains comme démocrates – s'entendaient sur de nouvelles sanctions contre la Russie.

La cérémonie d’inauguration du Gerald Ford, du nom du 38e président des États-Unis, s’est déroulée dans une ambiance de fête patriotique, sur l'immense base navale de Norfolk, située à 45 minutes de vol au sud de Washington.

L’événement marquait l'acceptation formelle du navire par la marine américaine.

« Quels que soient les horizons où se rendra ce navire, nos alliés dormiront tranquilles, et nos ennemis trembleront de peur », a promis le commandant en chef et président.

Fervent défenseur de l’armée, Donald Trump a rendu hommage aux marins américains et à son prédécesseur, profitant de l’occasion pour appeler le Congrès à soutenir sa demande de hausse du budget de la défense.

Le président s'est néanmoins permis quelques réprimandes, notamment concernant le retard d’environ deux ans dans la livraison du porte-avions et le dépassement de coût de plus de 20 %.

« Nous ne voulons pas de surcoûts. Nous voulons les meilleurs équipements, mais livrés en avance et en-dessous du budget », a-t-il lancé.

Il n’est pas le premier à formuler ces critiques. Le sénateur John McCain a déjà dénoncé à de multiples occasions les surcoûts et les problèmes techniques liés à la construction du porte-avions.

La plus grande puissance navale au monde

Au coût de 12,9 milliards de dollars américains, le navire d'une longueur de 333 mètres peut accueillir un équipage de 4460 personnes. Il est propulsé par deux réacteurs nucléaires.

Un autre porte-avions du même modèle, le John Kennedy, est actuellement en construction. Un troisième suivra ensuite, baptisé l'Enterprise. Ces nouveaux navires doivent remplacer les porte-avions de la classe Nimitz, qui arrivent au terme de leurs 50 années de services programmées.

Les nouveaux modèles permettront aux avions et aux hélicoptères qui leur sont réservés d'effectuer 25 % plus de sorties aériennes, tandis que leurs réacteurs produiront plus d'électricité que les porte-avions de la classe précédente. Surtout, les différentes améliorations doivent faciliter la maintenance, qui nécessitera 500 personnes de moins que les 10 porte-avions Nimitz, lancés entre 1975 et 2009.

Donald Trump a promis d'agrandir l'ensemble de la flotte de la marine américaine, qui devrait compter 12 porte-avions d'ici 2031.

Aucun pays ne dispose d'une telle puissance navale. La Chine vient de mettre à flot son deuxième porte-avions, qui n'est pas encore opérationnel, tandis que la Russie et la France disposent chacune d'un seul porte-avions.

Le USS Gerald Ford ne sera opérationnel qu'en 2020, avec un premier déploiement prévu pour 2022.

L'ombre de la Russie continue de planer sur la présidence Trump

Pendant ce temps, à Washington, un groupe d'élus démocrates et républicains parvenait à un consensus sur un ensemble de sanctions devant être imposées à la Russie.

Ces mesures visent à punir Moscou pour le rôle qu'elle pourrait avoir joué dans les élections américaines de 2016, de même que pour ses interventions militaires en Ukraine et en Syrie.

Le projet de loi qu'ils ont concocté, sur lequel le Sénat et la Chambre des représentants pourraient se prononcer avant la relâche du mois d'août, place le Congrès dans une position opposée à celle de Donald Trump, qui prône un rapprochement avec Vladimir Poutine.

La Maison-Blanche s'est d'ailleurs opposée à une section clé du texte de loi, soit celle statuant que le président doit d'abord demander une révision du Congrès avant d'atténuer ou d'éliminer les sanctions contre Moscou.

Le chef de la minorité au Sénat, Chuck Schumer, a qualifié le projet de sanctions de « fort », ajoutant s'attendre à ce que ce dernier soit adopté promptement.

Samedi marquait aussi la fin du mandat de l'ambassadeur russe aux États-Unis, Sergueï Kisliak, qui se trouve au coeur du scandale russe. Il occupait ce poste depuis 2008, et devrait être remplacé par le vice-ministre des Affairesétrangères Anatoli Antonov, dont la désignation doit encore être approuvée par le Kremlin.

Selon un article publié vendredi par le Washington Post, les services de renseignement américains ont intercepté des conversations entre Sergueï Kisliak et ses supérieurs dans lesquelles il dit avoir parlé de la campagne avec Jeff Sessions pendant son déroulement.

Le secrétaire d'État de la Justice, qui était alors conseiller diplomatique de Donald Trump, a reconnu avoir eu des contacts avec l'ambassadeur et a regretté de ne pas en avoir informé le Congrès, mais a assuré qu'ils ne portaient pas sur la campagne présidentielle.

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