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Louise Fréchette, une femme diplomate à l'ONU

Le 12 janvier 1998, le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU) Kofi Annan nomme Louise Fréchette vice-secrétaire générale de l'Organisation. La diplomate canadienne est la première titulaire de ce poste, créé deux mois plus tôt. Retour sur son parcours.

En accédant au poste de vice-secrétaire générale, Louise Fréchette seconde ainsi le secrétaire général de l’organisme international. Ce n’est pas la première fois qu’elle travaille en étroite collaboration avec Kofi Annan. En 1992, elle avait été nommée ambassadrice du Canada aux Nations unies. Son mandat consistait, entre autres, à réexaminer le rôle de l’ONU dans les opérations de maintien de la paix à travers le monde.

Au bulletin de nouvelles du 12 janvier 1998 animé par Bernard Derome, la journaliste Sylvie Lépine fait le portrait de Louise Fréchette. La diplomate s’apprête à relever le plus gros défi de sa carrière.

Kofi Annan affirme qu’il n’a pas cherché la femme la plus qualifiée, mais bien la meilleure personne pour cette fonction. Après avoir occupé plusieurs postes à l’étranger, Louise Fréchette entre à l’ONU en 1992. En novembre 1994, elle devient sous-ministre adjointe responsable des questions économiques. Puis, en juin 1995, elle est nommée sous-ministre de la Défense du Canada.

Un entretien avec Louise Fréchette

Un an après son entrée en poste, le journaliste Stéphan Bureau la rencontre à New York pour le Téléjournal du 3 mai 1999. En entrevue, Louise Fréchette explique qu’un de ses mandats est de mettre de l’ordre dans la bureaucratie onusienne. Une restructuration qui vise l’excellence, selon elle. « Il faut continuer de changer, de s’ajuster, pour être capable de répondre aux défis », dit-elle.

Occupant le deuxième poste en importance à l’ONU, Louise Fréchette navigue dans les hautes sphères de la diplomatie internationale. Avec un programme très chargé, elle doit s’appuyer sur des collègues qu’elle juge de grande qualité.

Une démission surprise

Fin 2005, Louise Fréchette annonce qu’elle quittera son poste en avril alors que son mandat doit se terminer quelques mois plus tard, en décembre 2006. La diplomate a accepté de diriger une chaire de recherche sur l’énergie nucléaire à l’Université de Waterloo. Une fonction qu'elle dit ne pas pouvoir refuser.

La présentatrice Céline Galipeau explique, au Téléjournal du 16 décembre 2005, que cette démission survient après la publication d’une enquête de l’ONU.

Louise Fréchette essuie de nombreuses critiques à la suite de l’attentat-suicide aux quartiers généraux de l’ONU à Bagdad, le 19 août 2003. Le rapport indépendant fait état d’un manque de sécurité peu avant l’attaque qui a fait 22 morts.

La diplomate avait d’ailleurs présenté sa démission à Kofi Annan en 2004. Il l’avait alors refusée, demandant plutôt celle du coordonnateur de la sécurité de l’ONU, Tun Myat.

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