Retour

Macron se rendra à Saint-Martin, ravagée par Irma

Le président français Emmanuel Macron visitera mardi l'île antillaise de Saint-Martin, qui a subi mercredi les foudres de l'ouragan Irma, puis celles des pilleurs.

« Le président de la République a décidé de partir dans la nuit de lundi à mardi pour Saint-Martin. Il y sera mardi au matin. Il passera la journée sur l'île pour pouvoir s'entretenir avec les habitants [...] et les élus », a indiqué dimanche le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

Le principal intéressé a depuis confirmé la nouvelle sur Twitter.

L'Élysée avait déjà annoncé jeudi que M. Macron se rendrait sur place « dès que cela sera possible sans gêner l'action des secours et que les conditions météo le permettront ».

Le passage d’Irma a fait 14 morts à Saint-Martin : dix dans la partie française et quatre dans la partie néerlandaise.

Après le passage de l'ouragan Jose plus au large que prévu de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, autre île française, l'heure était au soulagement, dimanche.

Les ponts aériens et maritimes ont rouvert, permettant l'évacuation des plus vulnérables et des touristes de même que l'acheminement de matériel humanitaire.

« Il n'y a plus aujourd'hui les scènes de pillages », a souligné Gérard Collomb.

L'ordre a été rétabli, notamment grâce à l'arrivée de renforts de police, a assuré M. Collomb. Les équipes de secours et forces de l'ordre totalisent maintenant 2000 personnes.

Enquête publique réclamée

L’opposition française a critiqué dimanche le degré de préparation des autorités en vue des ouragans et certains ont exigé une enquête parlementaire.

Jean-Luc Mélenchon, président de La France insoumise, a jugé cette enquête nécessaire pour « faire le bilan de toute cette affaire ».

« L’État n'assume pas son rôle », a accusé pour sa part le député des Républicains Éric Ciotti, en parlant d’un « défaut d’anticipation ».

Gérard Collomb a répondu que « lorsque vous avez des vents qui par rafales peuvent souffler à 380 km/h, il est évident que vous avez le désastre que l'on a pu connaître ».

« L'État, depuis le début, a fait face à la situation », a-t-il assuré, faisant valoir que « le temps n'est pas aux polémiques, il est aujourd'hui à l'action ».

Le ministre Colomb a ajouté que la France avait mis en place « l'un des ponts aériens les plus importants » des 30 ou 40 dernières années pour faire face aux besoins des sinistrés.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Le secret derrière les trop longues douches de ce jeune homme...





Rabais de la semaine