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Madrid veut empêcher le référendum catalan en contrôlant les bureaux de vote

Le gouvernement espagnol a annoncé mardi que la police catalane, les Mossos d'Esquadra, allait prendre le contrôle de tous les bureaux de vote avant le référendum sur l'indépendance de dimanche, jugé illégal par Madrid.

Le parquet catalan a ordonné aux Mossos d'Esquadra de réquisitionner tous les bureaux de vote dès vendredi, a ajouté un porte-parole du gouvernement espagnol.

Pour maintenir l'ordre au lendemain d'un éventuel référendum, le parquet a également indiqué qu'il prendrait les noms de tous ceux qui ont participé au vote et qu'il saisirait les documents en question.

Toute personne en possession des clés ou des codes d'entrée pour accéder à un bureau de vote sera considérée comme coupable des crimes de désobéissance, de délit et de détournement de fonds.

Les autorités espagnoles ont estimé lundi avoir pris assez de mesures pour empêcher la tenue d'un référendum crédible sur l'indépendance de la Catalogne, en saisissant des enveloppes et des bulletins de vote ou en procédant à des arrestations au sein de l'administration.

Le référendum de dimanche a été déclaré anticonstitutionnel par Madrid, mais les indépendantistes catalans ont fait savoir qu'ils maintenaient le scrutin.

Menaces et saisies

Le parquet catalan n’en est pas à ses premières tentatives d’empêcher la tenue d’un référendum.

Il a menacé de poursuivre les responsables d’institutions publiques qui voudraient accueillir sous leur toit un bureau de vote.

Les autorités policières ont aussi saisi des millions de bulletins de vote et procédé à la fermeture d’une cinquantaine de sites Internet qui font la promotion ou donnent de l’information sur le référendum.

De leur côté, les autorités catalanes dénoncent ces mesures qu’elles jugent « répressives. »

Trump s’oppose au projet d’indépendance catalan

Le président américain Donald Trump a déclaré mardi que « l’Espagne devrait rester unie », lors d’un point de presse conjoint avec le premier ministre de l’Espagne, Mariano Rajoy, à la Maison-Blanche.

« Il s’agit de rester dans un grand pays, magnifique, avec une véritable histoire », a conclu le président des États-Unis.

Le premier ministre Rajoy a quant à lui demandé un « retour au bon sens. »

« [Un référendum d'autodétermination] crée des scissions, ça divise les gens. Ça ne contribue en rien à la paix civile. J’aimerais que ce soit réglé le plus rapidement possible. »

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