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Malgré son âge, Robert Mugabe sera de la prochaine présidentielle du Zimbabwe

Le président zimbabwéen Robert Mugabe sera de nouveau candidat à l'élection de 2018. L'homme de 92 ans, président depuis 1980, a été investi samedi par le parti au pouvoir, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (ZANU-PF).

Selon la vice-secrétaire du parti, Eunice Sandi Moyo, les délégués ont démontré leur soutien au président Mugabe « comme candidat unique pour les prochaines élections de 2018 ».

Des milliers de partisans ont applaudi l'investiture de leur candidat en scandant en shona « tongai, tongai baba », ce qui signifie « dirige-nous, dirige-nous, père ».

Président, vous êtes le principal acteur et, tant que vous serez en vie, vous resterez l'acteur majeur de l'histoire du Zimbabwe.

Kudzai Chipanga, le chef des jeunes de la ZANU-PF

Malgré son âge et le déclin de sa santé, le président Mugabe n'a pas indiqué quand il quitterait son poste ni désigné de successeur, ce qui a provoqué de la colère au sein de son parti et suscité des manifestations du public.

Vendredi, M. Mugabe avait accusé des jeunes membres de son parti d'avoir manqué de respect et de discipline, confirmant qu'il y avait eu des luttes intestines chez ses membres. Mais il a assuré que les incidents étaient mineurs.

Il est revenu sur cette question samedi dans une courte allocution.

Nous nous sommes mis d'accord pour que les conflits cessent. Les querelles internes doivent finir. Il faut rester fidèle à l'idéologie du parti.

Robert Mugabe, président du Zimbabwe

Des anciens combattants de la guerre d'indépendance ont boycotté le congrès annuel de samedi. L'été dernier, ceux-ci étaient descendus dans les rues pour manifester contre le président Mugabe, qu'ils traitaient de « dictateur ».

Celui-ci avait déjà déclaré dans le passé, mais en blaguant, qu'il resterait au pouvoir jusqu'à l'âge de 100 ans.

La Constitution, adoptée en 2013, prévoit toutefois que Robert Mugabe ne pourra être élu qu'une fois de plus à la tête de l'État. Les candidats à sa succession devront donc attendre jusqu'au congrès de 2019, lorsque le parti se choisira de nouveaux dirigeants.

Le Zimbabwe, petit pays enclavé dans le sud de l'Afrique, où 90 % de la population est au chômage, avait lancé en novembre dernier une nouvelle monnaie, des « billets d'obligation », faisant craindre un retour de l'hyperinflation, endémique durant les années 2000.

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