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Manifestations politiques au Venezuela sur fond de crise économique

Au Venezuela, plusieurs milliers de manifestants ont réclamé mercredi un référendum pour révoquer le président socialiste Nicolas Maduro.

Des milliers d'entre eux ont défilé en direction des bureaux du Conseil national électoral (CNE) dans chaque région, à l'appel de la Table pour l'unité démocratique (MUD), la principale force d'opposition du pays.

Le CNE, réputé proche du gouvernement, vérifie actuellement quelque 2 millions de signatures remises par l'opposition en appui au référendum pour la révocation de M. Maduro. L'opposition, qui veut que ce décompte commence sans délai, accuse le CNE de retarder le processus.

L'opposition espérait que les manifestants pourraient se rendre jusqu'à un édifice des autorités électorales à Caracas, mais les forces de l'ordre ont établi un périmètre de sécurité autour du bâtiment. Des policiers ont utilisé des grenades de gaz lacrymogène pour disperser les protestataires.

Le président de l'opposition au Congrès, Henry Ramos, a condamné la méthode utilisée par les agents pour chasser la foule durant une manifestation pacifique.

Ces protestations surviennent alors qu'une vaste opération policière et militaire est en cours depuis mardi à Caracas et dans sa banlieue, avec des centaines d'effectifs mobilisés pour lutter contre la délinquance.

Une grave crise économique

Ces manifestations s'inscrivent dans le contexte d'une crise économique persistante. Autrefois riche producteur pétrolier, le Venezuela a vu son économie être dévastée par la chute des cours du brut. Les Vénézuéliens sont confrontés à des coupures électriques quotidiennes et à la pénurie de certains produits dans les rayons des supermarchés.

Signe de la tension existante, une foule a pillé mercredi un marché de gros de Maracay, dans l'ouest du pays, après avoir attendu en vain la vente de produits subventionnés par l'État.

Les habitants du pays sud-américain, désabusés face à des services publics ouverts seulement deux jours par semaine, expriment depuis des mois leur mécontentement en concentrant leur exaspération sur leur président, élu en 2013.

Plus des deux tiers d'entre eux souhaitent son départ et l'organisation de nouvelles élections, selon un récent sondage.

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