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Meurtre de Benazir Bhutto : le général Musharraf déclaré « fugitif »

Un tribunal pakistanais a déclaré Pervez Musharraf « fugitif » pour le meurtre, en 2007, de sa rivale en politique Benazir Bhutto alors qu'il était président du Pakistan (1999-2008).

Benazir Bhutto, élue elle-même première ministre du Pakistan à deux reprises, a été tuée lors d'un attentat-suicide perpétré à Rawalpindi le 27 décembre 2007. Il s’agit du premier verdict dans cette affaire, 10 ans après l'attentat.

L'ex-président Musharraf avait été officiellement accusé du meurtre de Mme Bhutto en août 2013, une première pour un ex-chef d'État-major pakistanais.

Le tribunal a ordonné que les biens de l'ancien dirigeant militaire, présentement en exil à Dubaï, soient confisqués.

En mars 2016, Pervez Musharraf a quitté le Pakistan après que la Cour suprême eut levé son interdiction de voyager à l'étranger.

Par ailleurs, cinq suspects présumés proches des talibans, qui étaient détenus, ont été acquittés. Deux policiers ont par ailleurs été condamnés à 17 ans de prison chacun et à 10 000 $ d'amende « pour leur mauvaise gestion de la scène du crime », a déclaré à la presse un responsable du tribunal devant la prison d'Adiala à Rawalpindi.

Les deux policiers auraient fait laver les lieux de l'attentat moins de deux heures après les faits.

Le régime de Musharraf avait d’abord accusé le chef des talibans pakistanais d’avoir orchestré l’attentat. Ce dernier avait toujours démenti son implication dans l’attaque contre Mme Bhutto. Baitullah Mehsud a été tué par un tir de drone américain en 2009.

En 2010, l'ONU a accusé le gouvernement de Musharraf de ne pas avoir fourni une protection adéquate à Mme Bhutto, soulignant que sa mort aurait pu être évitée.

L'ancien général Musharraf avait pris le pouvoir en 1999 après un coup d'État. Il avait été forcé de démissionner en 2008 après que son parti eut terminé en troisième place dans les législatives. Il a fui le Pakistan en août 2009 pour la Grande-Bretagne.

Il a tenté de se présenter aux élections générales en 2013, mais sa candidature avait été bloquée par un tribunal pakistanais parce qu’il avait « violé la Constitution » à plusieurs reprises.

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