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Meurtre du demi-frère de Kim Jong-un : un diplomate dans la mire des policiers

La police malaisienne a annoncé samedi son intention de demander un mandat d'arrêt à l'encontre d'un diplomate nord-coréen qu'elle souhaite interroger dans le cadre de l'enquête sur le meurtre du demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

Le chef de la police de l'État malaisien de Selangor, Abdul Samah Mat, a précisé que si le diplomate recherché ne se présentait pas à la police, il serait alors demandé à la justice de lancer un mandat d'arrêt à son encontre.

Mercredi, les autorités malaisiennes ont annoncé que Hyon Kwang-song, deuxième secrétaire à l'ambassade de Corée du Nord à Kuala Lumpur, était recherché pour être interrogé dans le cadre de l'enquête sur la mort de Kim Jong-nam, assassiné le 13 février à l'aéroport international de Kuala Lumpur.

Kim Jong-nam serait mort après avoir été intoxiqué par du VX, un agent neurotoxique rangé par les Nations unies dans la catégorie des armes de destruction massive. Dix milligrammes, soit une seule goutte, peuvent tuer en quelques minutes, selon les experts.

Huit Nord-Coréens sont recherchés dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Kim Jong-nam. L'un d'entre eux est détenu par la police malaisienne, quatre se sont apparemment enfuis en Corée du Nord et deux se trouvent toujours en Malaisie, dont le diplomate en question. On ne sait rien du huitième, Ri Ji-u, indique le chef de la police.

Une Indonésienne et une Vietnamienne sont également sous les verrous. L'une d'elles, touchée par le VX, est sujette à des vomissements, a indiqué la police.

Des images diffusées cette semaine par la chaîne de télévision japonaise Fuji TV semblent montrer deux femmes se jetant sur la victime alors qu'elle se prépare à embarquer pour Macao, en Chine. On les voit s'agripper à son visage pour s'éloigner ensuite rapidement dans des directions opposées. Des extraits ultérieurs montrent la victime appelant à l'aide.

Selon la police malaisienne, les deux femmes ont répété l'attaque avant de la mener à bien et ont reçu pour instruction de se laver les mains à la fin de l'opération.

Des responsables de l'ambassade d'Indonésie en Malaisie ont rencontré samedi leur ressortissante, Siti Aishah. Selon eux, elle a reçu 400 ringgits (118 $) pour participer à ce qu'elle croyait être une farce. Selon l'ambassadeur adjoint d'Indonésie, Andreano Erwin, Siti Aishah s'est vue confier « une sorte d'huile, comme de l'huile pour bébé ».

Les autorités vietnamiennes ont également rendu visite à leur ressortissante. D'après le ministère des Affaires étrangères, elle pensait de son côté participer au tournage d'une vidéo humoristique en caméra cachée.

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