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Mike Pence met en garde la Corée du Nord sur ses essais nucléaires

Le vice-président américain, Mike Pence, a souligné lundi la fin de la politique de « patience stratégique » des États-Unis à l'égard de Pyongyang, lors d'une visite dans la zone démilitarisée séparant les deux Corées.

Au lendemain d'un tir raté de missile de Pyongyang, le vice-président est arrivé lundi matin en hélicoptère dans une base militaire américaine en Corée du Sud, à proximité de la frontière entre cette dernière et la Corée du Nord.

Un essai de missile a tourné court dimanche après quelques secondes, peu avant l'arrivée à Séoul du vice-président, à l'occasion d'une tournée asiatique de 10 jours destinée à souligner l'engagement de Washington dans la région.

La zone coréenne démilitarisée (DMZ), une bande de terre large de 4 km semée de mines et bordée de fils barbelés, partage en deux la péninsule coréenne. Des soldats sont constamment postés de part et d'autre.

Mike Pence, dont le père est un ancien combattant de la guerre de Corée de 1950 à 1953, a salué « l'alliance à toute épreuve » entre les États-Unis et la Corée du Sud et a déclaré que Washington rechercherait la paix par la force.

Le président Trump a clairement dit qu'aucune stratégie militaire particulière ne serait évoquée, a-t-il ajouté.

« Il y a eu une période de patience stratégique, mais cette ère de patience stratégique est finie », a dit Mike Pence à des journalistes, alors que le faible son d'une musique de propagande s'échappait du côté nord-coréen.

Consensus international

Les États-Unis et leurs partenaires, y compris la Chine, étudient un éventail d'options après le dernier test de missile balistique effectué par la Corée du Nord, a déclaré dimanche le conseiller américain à la sécurité nationale, Herbert Raymond McMaster, citant un « consensus international » face au régime de Pyongyang.

Trump n'envisage pas d'action militaire pour le moment, a précisé McMaster, malgré le changement de cap annoncé le 9 avril du groupe aéronaval Carl Vinson, qui se dirige vers la péninsule coréenne.

« Il est temps pour nous d'entreprendre toutes les actions possibles, sauf l'option militaire, pour essayer de résoudre ceci pacifiquement », a-t-il dit à l'émission This Week de ABC.

Mike Pence a affirmé que le président Trump espérait voir la Chine « prendre les mesures nécessaires pour apporter un changement dans la politique » en Corée du Nord.

« Mais comme l'a dit très clairement le président, soit la Chine s'occupera de ce problème, soit les États-Unis et nos alliés le feront », a-t-il mentionné.

Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, a appelé lundi la Corée du Nord à s'abstenir de nouvelles provocations, à respecter les résolutions des Nations unies et à abandonner son programme de missile nucléaire.

« Le Japon va coopérer de manière rapprochée avec les États-Unis et la Corée du Sud concernant la Corée du Nord et va appeler la Chine à endosser un rôle plus important », a dit le premier ministre au Parlement.

Le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, a annoncé à la mi-mars que la diplomatie de la « patience stratégique » vis-à-vis de Pyongyang avait vécu et qu'une série de mesures étaient à l'étude pour aborder différemment la question nord-coréenne.

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