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Négociations pour des liaisons aériennes entre le Canada et l'Iran

Des fonctionnaires iraniens et canadiens se sont rencontrés à plusieurs reprises en vue d'un rétablissement des relations diplomatiques, dit le ministre Stéphane Dion. Radio-Canada a aussi appris que les négociations directes pour établir des liaisons aériennes entre les deux pays progressent bien.

Un texte de Bahador Zabihiyan

Le ministre fédéral des Affaires étrangères du Canada, Stéphane Dion, dit que des responsables iraniens et canadiens se sont rencontrés récemment.

M. Dion précise que le rétablissement des relations est difficile, car elles ont été complètement rompues par le gouvernement Harper.

Ces rencontres entre Iraniens et Canadiens sont une première depuis 2012, lorsqu'Ottawa avait fermé son ambassade à Téhéran et expulsé les diplomates iraniens du Canada pour protester contre les politiques de la République islamique.

« On est très très intéressés à rétablir les liens avec l'Iran. [...] Il faut maintenir quand même certaines sanctions pour s'assurer que le programme nucléaire de l'Iran ne se militarise pas », précise le ministre.

Bientôt des liaisons aériennes entre le Canada et l'Iran?

M. Dion ne donne pas de détails au sujet du lieu de ces rencontres ou du contenu des discussions, mais Radio-Canada a appris que les bureaucrates iraniens et canadiens se parlent dans au moins un dossier : celui d'une entente afin de mettre en place des liaisons aériennes entre les deux pays.

Une source bien au fait du dossier indique à Radio-Canada que les négociations pour signer une « entente en matière de transport aérien » se déroulent très bien et devraient donner des résultats.

Un tel accord permettrait à des avions commerciaux iraniens de se poser au Canada et à des avions canadiens de faire de même en Iran. Le ministre Dion n'a pas voulu confirmer ou démentir ces informations.

Le Canada a des « ententes en matière de transport aérien » avec une centaine de pays dans le monde. L'Iran, de son côté, en a signé plus d'une trentaine. L'organisation de l'aviation civile iranienne avait formellement déposé une demande en début d'année auprès d'Ottawa. Au Canada, c'est le ministère des Affaires mondiales qui négocient ces accords.

On ne sait pas pour l'instant quand l'ambassade canadienne rouvrira à Téhéran. Mais M. Dion dit que son ministère y travaille, de manière réfléchie. « C'est sûr que si on avait une ambassade, ça serait plus pratique pour [...] tous ceux qui ont des contacts avec l'Iran », dit-il.

Bombardier veut une ambassade canadienne à Téhéran

Bombardier essaye depuis plusieurs mois de vendre des avions et des trains à l'Iran. Le président du conseil d'administration de la compagnie, Pierre Beaudoin, s'est même rendu dans ce pays la semaine passée.

La levée d'une grande partie des sanctions internationales à la suite d'un accord dans le dossier nucléaire permet à Bombardier de faire ce type de transaction. Les discussions avec les Iraniens avancent, dit Alain Bellemare, le président et chef de la direction de Bombardier, mais une aide diplomatique serait la bienvenue.

En attendant, le vice-président aux ventes de Bombardier, Colin Bole, estime lui aussi que des relations entre les deux pays l'aideraient dans sa tâche.

Bombardier n'a pas encore conclu de vente en Iran, contrairement à Airbus ou ATR. Une région administrative iranienne, qui souhaite implanter une nouvelle compagnie régionale, a fait part à plusieurs reprises de son intérêt pour les appareils Bombardier.

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