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Neuf morts dans deux attaques contre l'ONU au Mali

Deux attaques distinctes contre la mission des Nations Unies au Mali ont fait neuf morts lundi, dont un Casque bleu et cinq agents de sécurité maliens.

Une première attaque a été menée à Douentza, au centre du pays africain, par des « hommes armés non identifiés » sur des camps de la Minusma, nom de la mission de l'ONU au Mali.

Un Casque bleu, dont la nationalité n'a pas été précisée, a été tué, ainsi qu'un soldat malien. Un autre Casque bleu a été blessé, selon les informations de l'ONU.

« Un premier groupe d'assaillants a tiré sur un camp de la Minusma à partir d'une colline adjacente. En réaction, les forces armées maliennes, établies à proximité du camp, ont riposté », a fait savoir la Minusma.

« Un deuxième groupe se dirigeant à pied vers l'autre camp de la Minusma a ouvert le feu. Les Casques bleus ont riposté et deux assaillants ont été abattus », a-t-on ajouté.

Le quartier général visé

La deuxième attaque a également été menée par des hommes armés, cette fois sur le quartier général de la Minusma, situé à Tombouctou, dans le nord-ouest du pays.

Selon un responsable du gouvernorat de Tombouctou, les « terroristes » étaient armés de grenades et de Kalachnikov.

Cinq gardes maliens de la Minusma, un membre de la gendarmerie malienne, et un employé contractuel civil de la mission ont péri dans l'attaque. Un garde de sécurité malien et six Casques bleus ont également été blessés, dont deux grièvement, selon la Minusma.

« Six assaillants ont été abattus lors de la riposte de la Minusma à l'attaque », a précisé l'ONU.

En réaction aux attaques, la Minusma a déployé une force de réaction rapide pour « sécuriser le quartier général de la Mission et des hélicoptères d'attaque pour traquer d'éventuels assaillants ».

Le chef de la Mission, Mahamat Saleh Saleh Annadif, a condamné un « acte lâche et ignoble ».

Une nouvelle unité pour vaincre les djihadistes

Une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU doit se tenir mardi sur la paix et la sécurité en Afrique.

Les 15 membres du Conseil doivent notamment discuter d'une nouvelle unité qui est en cours de création par les pays du G5 Sahel, soit le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, et le Tchad.

La force de quelque 5000 hommes devrait être opérationnelle dès l'automne, mais son financement est encore loin d'être assuré.

Cette initiative vise à combler les lacunes des dispositifs militaires nationaux et multinationaux dans la région, qui peinent à réprimer l'expansion des groupes djihadistes.

Au printemps 2012, le nord du Mali est tombé sous le contrôle de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda. L'armée malienne avait été mise en échec face à la rébellion. Elle s'était d'abord alliée aux groupes djihadistes, mais elle a ensuite été évincée.

Ces groupes armés ont été en grande partie chassés du pays à la suite du lancement en 2013 d'une intervention militaire internationale, à l'initiative de la France, et qui se poursuit encore aujourd'hui.

Malgré cette intervention, des zones entières échappent toujours au contrôle des forces maliennes et internationales, qui sont régulièrement la cible d'attaques meurtrières malgré un accord de paix.

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