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Nouvelle purge contre de présumés agents de Gülen en Turquie

Les autorités turques ont arrêté mercredi plus de 1000 personnes qu'elles soupçonnent d'avoir infiltré les forces policières au bénéfice du prédicateur en exil Fethullah Gülen, considéré par le président Recep Tayyip Erdogan comme le grand responsable du putsch raté de juillet 2016.

Ce coup de filet, d’une ampleur inégalée ces derniers mois, survient 10 jours après que le président Recep Tayyip Erdogan eut remporté un controversé référendum destiné à renforcer ses pouvoirs.

Les personnes arrêtées « ont infiltré les forces policières et tenté de diriger de l’extérieur une structure alternative », a soutenu le ministre de l’Intérieur, Süleyman Soylu.

Des médias locaux avancent que plus de 3200 personnes sont visées par cette opération policière, qui mobilise 8500 policiers. Le quotidien Hürriyet évoque même une liste de 7000 noms.

Depuis le coup d’État raté de juillet 2016 pour renverser le président Erdogan, 47 000 personnes soupçonnées d’appartenir à l’organisation de Fethullah Gülen ont été écrouées par les autorités, dont 10 700 policiers et 7400 membres des forces armées.

Plus de 100 000 autres Turcs, dont de nombreux fonctionnaires, et des professeurs, ont par ailleurs été limogés ou suspendus. Et des médias associés à l’opposition par le pouvoir ont aussi été fermés.

Cette vague de répression, menée sous le régime de l’état d’urgence, a été critiquée par plusieurs pays européens, ce qui a considérablement tendu les relations que le président Erdogan entretient avec eux.

Les proches de nombreuses personnes détenues ou congédiées démentent vivement qu’elles aient participé à un complot putschiste visant à renverser le pouvoir.

M. Gülen, qui a longtemps été un allié du président Erdogan avant de se brouiller avec lui, dément toute implication dans le putsch raté.

Le prédicateur vit aux États-Unis depuis de nombreuses années et la Turquie demande sans cesse son extradition, mais en vain jusqu’ici.

Cette demande sera certainement abordée de nouveau pendant la visite que le président Erdogan doit effectuer aux États-Unis dans trois semaines.

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