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Nouvelles sanctions des Nations unies contre la Corée du Nord

C'est à l'unanimité que le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté lundi de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord. La résolution présentée par les États-Unis vise à punir ce pays pour son essai nucléaire du 3 septembre. Elle cible les exportations de textile de Pyongyang et réduit son approvisionnement en pétrole et gaz.

Cette huitième série de mesures ne réclame pas un embargo sur le pétrole, comme le stipulait la première version du projet américain de résolution. Les importations nord-coréennes de produits pétroliers raffinés seront plafonnées à deux millions de barils par an et les importations de pétrole brut demeureront à leurs niveaux actuels.

Cela représente une réduction de 10 % des produits pétroliers, selon le département américain de l'Énergie, qui estime à 2,2 millions de barils les importations nord-coréennes.

La Corée du Nord importe essentiellement de l'essence et du diesel de Chine, selon les autorités américaines.

Textile et travailleurs expatriés

Le texte retient une interdiction sur les exportations nord-coréennes de produits textiles, qui constituent le deuxième secteur d'exportation de l'économie de la Corée du Nord en 2016 après le charbon et les minerais.

Le nombre de travailleurs nord-coréens détachés à l'étranger ainsi que la durée de leurs contrats seront soumis à l'autorisation d'une commission du Conseil de sécurité.

Ils seraient entre 60 000 et 100 000 Nord-Coréens travaillant à l'étranger.

Une enquête onusienne publiée en 2015 accusait Pyongyang d'obliger quelque 50 000 ressortissants à travailler à l'étranger, principalement en Chine et en Russie, afin de récupérer des devises. Les expatriés rapporteraient de 1,2 à 2,3 milliards de dollars par an de recettes à l'État nord-coréen.

L’ONU veut pousser la Corée du Nord à négocier ses programmes d'armement nucléaire et conventionnel, jugés menaçants pour la stabilité mondiale.

Pour obtenir le soutien de Moscou et de Pékin, alliés de la Corée du Nord, Washington a dû revoir à la baisse ses prétentions et renforcer les points liés à la recherche d'une solution « pacifique » à la crise.

« Nous ne cherchons pas la guerre », a déclaré l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, admettant que la Corée du Nord n'avait « pas franchi un point de non-retour ».

Un discours qui contraste avec sa déclaration de la semaine dernière lorsqu’elle avait affirmé que Pyongyang « ne demandait que ça [la guerre] ».

Du côté de la France, on estime que la menace nord-coréenne « a changé de dimension ».

« De régionale, elle est devenue mondiale; de virtuelle, elle est devenue immédiate; de sérieuse, elle est devenue existentielle » a souligné François Delattre, représentant permanent de la France auprès des Nations unies.

Le diplomate français appelle à l’unité des membres du Conseil de sécurité et souligne que la fermeté de ces sanctions contre Pyonyang aujourd’hui constitue « le meilleur levier pour promouvoir un règlement politique demain ». Une solution politique, qui doit être fondée sur « la dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible de la péninsule coréenne ».

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