Les opérations militaires contre le terrorisme à l'étranger ne suffisent pas pour empêcher « des loups solitaires » de frapper, a dit le président américain Barack Obama jeudi alors qu'il visitait la ville d'Orlando, en Floride, où une fusillade a fait 49 morts dans une boîte de nuit dimanche.

Le président des États-Unis a également exprimé ses condoléances et son soutien aux familles et aux proches des victimes. Il a déposé des fleurs au pied d'un monument commémoratif improvisé.

« Nous devrons faire davantage pour prévenir ce genre d'événement. Ça prendra plus que seulement notre force militaire », a fait valoir Barack Obama dans un discours en marge d'une cérémonie pour souligner la pire tuerie par balle de l'histoire des États-Unis.

« Nous ne pouvons pas enrayer la haine et le mal de chaque coeur dans le monde, mais nous pouvons mettre fin à des tragédies. Nous pouvons sauver des vies », a-t-il ajouté.

Tuerie à Orlando

Le président américain a salué l'organisation au Sénat de votes sur des mesures de contrôle des armes à feu dès lundi prochain, bien que ces mesures aient peu de chances d'être adoptées dans cette chambre à majorité républicaine.

Les motivations du tueur encore inconnues

Alors que les familles des victimes ont commencé à enterrer leurs proches, on ne sait toujours pas ce qui a poussé le tireur, un Américain musulman de 29 ans, à ouvrir le feu dans une boîte de nuit gaie qu'il aurait apparemment fréquentée.

Le tireur, Omar Mateen, avait affiché au moment de la fusillade son soutien au groupe armé État islamique. Le directeur de la CIA, John Brennan, a toutefois dit que l'agence américaine n'avait trouvé aucune preuve de liens entre l'auteur de l'attaque et une organisation terroriste.

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest, avait dit que l'attention du président se tournerait, lors de sa visite, vers les victimes du massacre du week-end dernier. Le vice-président Joe Biden a d'ailleurs passé plusieurs heures à rencontrer en privé des survivants de la fusillade, des proches des victimes ainsi que des policiers étant intervenus au moment de l'attaque.

Débat sur le contrôle des armes

Pendant que certains politiciens se recueillaient en Floride, les autres à Washington continuaient de débattre sur le contrôle des armes à feu. Le sénateur démocrate Chris Murphy a parlé pendant près de 15 heures sur le plancher du Sénat, jusqu'à jeudi matin.

Les républicains ont finalement accepté de tenir des votes sur la vérification des antécédents lors de la vente d'armes à feu et sur l'interdiction d'acheter ces armes pour les présumés terroristes.

Par ailleurs, un comité du Sénat a demandé au patron de Facebook, Mark Zuckerberg, de l'aider à suivre le sillon de haine que le tireur, Omar Mateen, semble avoir laissé dans le cyberespace.

Au moins cinq comptes Facebook ont été associés à Omar Mateen. L'homme de 29 ans aurait écrit sur l'un d'eux : « Les vrais musulmans n'accepteront jamais le mode de vie dégoûtant de l'Occident », selon une lettre signée par le président du Comité sénatorial sur la sécurité intérieure, le sénateur Ron Johnson.

M. Johnson ajoute dans sa lettre qu'Omar Mateen a pris le temps, pendant la fusillade de dimanche, de chercher les termes « Pulse Orlando » et « fusillade » sur Facebook. « Pulse » est le nom de la boîte de nuit dans laquelle il a ouvert le feu.

Le comité demande également à Facebook de lui fournir des renseignements au sujet des activités en ligne du tireur et de venir témoigner devant lui.

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