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Obama déjoue une manoeuvre républicaine au Sénat pour bloquer l'accord avec l'Iran

Les républicains au Sénat américain ne sont pas parvenus jeudi à faire avorter l'accord sur le nucléaire iranien, confirmant la victoire de Barack Obama, même s'ils précisent qu'ils n'ont pas dit leur dernier mot.

Une « résolution de désapprobation » républicaine destinée à empêcher Obama de lever les sanctions américaines contre l'Iran n'a pas pu recueillir les 60 voix requises.

Le président américain s'en est d'ailleurs réjoui. Il a affirmé que « ce vote est une victoire pour la diplomatie, pour la sécurité nationale des États-Unis et pour la sécurité du monde ».

Ce vote était tellement important que les dirigeants britannique, allemand et français avaient publié dans les pages du Washington Post une tribune pour inciter les élus à soutenir l'accord.

Barack Obama a donc désormais la voie libre pour appliquer sa partie du texte signé le 14 juillet à Vienne par les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), l'Allemagne et l'Iran. Les Américains et les Européens se sont engagés à suspendre de nombreuses sanctions économiques en échange des concessions iraniennes sur leur programme nucléaire.

Le Congrès américain a jusqu'au 17 septembre pour adopter ou rejeter l'accord conclu avec l'Iran, après des années de laborieuses négociations.

Les républicains ne désarment pas

Malgré ce revers, les républicains n'abandonnent pas la partie. Le chef de file de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a indiqué qu'il prenait les mesures nécessaires pour qu'un nouveau vote soit organisé à la Chambre haute.

Pour sa part, le président de la Chambre des représentants, John Boehner, a fait savoir que les élus républicains utiliseront tous les outils à leur disposition pour empêcher la promulgation de l'accord avec l'Iran.

Les républicains accusent Obama de ne pas s'être conformé aux règles établies par le Congrès en ne transmettant pas aux parlementaires le protocole d'inspection négocié confidentiellement entre l'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Le sénateur Ted Cruz juge illégale la levée prochaine de sanctions, allant jusqu'à prévenir les banques de poursuites « après le départ de Barack Obama », si elles dégelaient des fonds iraniens.

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