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Obama savait dès août 2016 que Poutine cherchait à aider Trump

L'ex-président américain Barack Obama avait été informé dès août 2016 que le président russe Vladimir Poutine avait ordonné des cyberattaques contre le Parti démocrate, révèle vendredi le Washington Post.

Dans un très long article, le quotidien détaille comment la Maison-Blanche a tergiversé dans ce dossier jusqu’à ce qu’elle décide d’adopter des mesures de rétorsion contre Moscou presque cinq mois plus tard.

Selon le Post, c’est la CIA qui a prévenu M. Obama en août que le Kremlin voulait nuire à la candidate démocrate Hillary Clinton et aider le républicain Donald Trump en vue de la présidentielle du 8 novembre.

Le président a ordonné à ses services de renseignement et de sécurité d’obtenir le plus d’informations à ce sujet et de dresser une liste de représailles envisageables, allant de sanctions économiques à des cyberattaques.

Parallèlement, l’administration s’est mise à envoyer des avertissements au Kremlin. Le patron de la CIA, John Brennan, a notamment appelé son homologue russe Alexander Bortnikov le 4 août pour le mettre en garde.

Barack Obama a aussi lancé un avertissement à Vladimir Poutine lors du sommet du G20 tenu en septembre en Chine.

La Maison-Blanche a ensuite prévenu Moscou le 31 octobre que toute ingérence dans la présidentielle serait inacceptable.

Selon le Post, Barack Obama était cependant réticent à l’idée de riposter formellement avant l’élection du 8 novembre, de crainte que Moscou ne lance des attaques le jour du scrutin. Il aurait aussi eu peur que toute action de sa part ne soit considérée comme un geste politique de la part du Parti républicain.

Finalement, le président n’a pas répliqué formellement avant le 29 décembre, en expulsant 35 espions russes, fermant deux résidences diplomatiques russes aux États-Unis, et en imposant des sanctions économiques contre les services secrets russes.

Ce n’est finalement qu’en janvier 2017 que l’administration américaine a formellement accusé le président russe d’avoir tenté de déstabiliser le processus électoral. Des informations à ce sujet avaient cependant percolé dans la presse quelques semaines auparavant.

Le Post souligne aussi que l’ex-président a autorisé la CIA, la NSA et le cybercommandement américain à implanter dans les infrastructures russes des codes malicieux dormants pouvant être déclenchés en cas d’escalade. Selon le quotidien, rien n’indique que cet ordre de M. Obama a été annulé par son successeur.

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