Commençons notre tour du monde avec les commémorations entourant le premier anniversaire des attentats de Paris, qui ont fait 130 morts. La musique a vaincu la peur. Le Bataclan a rouvert ses portes avec un spectacle de Sting qui a fait salle comble. Après une minute de silence, le musicien a entamé son classique Fragile. S'adressant à la foule en français, il a déclaré avoir deux objectifs en cette soirée riche en émotions : « D'abord, se souvenir et honorer [la mémoire de] ceux qui ont perdu leur vie [...] Ensuite, célébrer la vie et la musique. »

Les émotions étaient également au rendez-vous au lendemain du concert lorsque le président de la République française, François Hollande, et la mairesse de Paris, Anne Hidalgo, ont dévoilé une plaque commémorative en l’honneur des victimes mortes dans la salle de spectacles. D’autres hommages ont aussi été rendus aux autres lieux frappés par les attentats de novembre 2015.

Le président français s’est ensuite rendu à Marrakech, au Maroc, pour assister à la conférence des Nations unies sur le climat. Un vent d’inquiétude souffle sur celle-ci à la suite de l’élection aux États-Unis d’un président climatosceptique qui pourrait faire dérailler l’accord mondial intervenu à Paris en décembre dernier. Sur cette photo de Christophe Petit Tesson, de l’AFP, le président s’entretient avec le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, lors du banquet d’ouverture de la rencontre.

Aux États-Unis, la présidence de Donald Trump inquiète également, et des manifestations se sont encore déroulées cette semaine un peu partout dans les grandes villes du pays. Sur cette photo prise par Mark Makela, de l’agence Getty, un manifestant à Philadelphie reprend le slogan de campagne du milliardaire en changeant le mot « great » pour « hell ».

La prochaine présidence Trump ne fait pas que des malheureux sur la scène internationale. Son slogan a également été repris, cette fois sur un panneau publicitaire situé dans la ville de Bileća, au Monténégro, où le président désigné apparaît avec son homologue russe, Vladimir Poutine : « Let’s make the world great again ». En espérant qu’il ne se réfère pas à la période de la guerre froide.

C’est le temps des adieux pour le prédécesseur de Donald Trump, Barack Obama, qui rencontrait cette semaine pour une dernière fois les dirigeants européens. Il s’est rendu à Berlin, où il était attendu par la chancelière Angela Merkel, avec qui il s’entendait particulièrement bien.

Les temps sont plus difficiles pour celle qui avait bon espoir de remplacer Obama et ainsi consolider son héritage. La candidate démocrate défaite a fait une première apparition publique depuis qu’elle a concédé la victoire au milliardaire new-yorkais. « Croyez en notre pays, battez-vous pour nos valeurs et n'abandonnez jamais », a-t-elle déclaré, le teint pâle et pratiquement sans maquillage, lors d'un événement organisé par le Children Defense Fund, une association consacrée à la cause des enfants.

Aux Philippines, une autre ex-première dame, celle-là reconnue pour ses frasques et son caractère flamboyant, a vécu des moments à la hauteur de son personnage. Imelda Marcos a accompagné la dépouille de son mari, le dictateur Ferdinand Marcos, mort en 1989, qui était transférée au cimetière des héros de la nation, un souhait de l’actuel président Rodrigo Duterte, qui ne cache pas son admiration pour l’ancien homme fort du pays.

L’événement n’a pas manqué de faire réagir des millions de Philippins qui ont vécu sous l’oppression de la dictature après l’instauration en 1972 de la loi martiale. De milliers de personnes furent emprisonnées et torturées par l’armée et d’autres ne sont jamais revenues de leur captivité. Sur cette photo prise par Romeo Ranoco, de l’agence Reuters, à Manille, des manifestants mettent le feu à une effigie du dictateur sanguinaire.

Restons dans le pouvoir autoritaire et mettons le cap vers la Corée du Nord, où le chef suprême, Kim Jong-un, n’entend plus à rire avec son apparence physique. Son surpoids causait les railleries des internautes chinois, et des officiels nord-coréens ont fait part de la frustration de leur dirigeant aux autorités chinoises.

Le résultat s’est fait rapidement ressentir sur Internet. L'expression « Jin San Pang » (grassouillet Kim le troisième), en mandarin, est maintenant introuvable sur le web en Chine. Efficace. Sur cette photo non datée transmise cette semaine par l’agence de presse officielle du régime nord-coréen, Kim Jong-un, âgé de 32 ans, est aidé pour marcher sur une plage non identifiée.

De son côté, la plus grande démocratie du monde, l’Inde, vivait des heures mouvementées cette semaine, après la décision du gouvernement de retirer les grosses coupures d’argent. L’opération, dont l’objectif est d’endiguer la fraude et la corruption, a causé des files énormes et du mécontentement dans la population. Sur cette photo, des Indiens attendent pour échanger leurs billets de 500 et 1000 roupies, retirés de la circulation.

Sur ce cliché capté par Adnan Abidi, de Reuters, la police de New Delhi utilise des canons à eau pour disperser des manifestants s’opposant à l’opération monétaire en cours.

En Irak, les canons ne tirent pas de l’eau. Les troupes d'élite irakiennes grugent du terrain au dernier bastion du groupe armé État islamique (EI), à l'est de Mossoul. Sur cette photo saisissante prise par Goran Tomasevic, de Reuters, des villageois en panique tentent de se protéger après un bombardement des forces de la coalition contre les positions de l’EI à Tahrir.

Quelques instants après, le photographe a saisi cette photo d’un soldat des forces spéciales irakiennes venant en aide à une jeune civile en pleurs.

Pas très loin, au Yémen, des enfants sont également les victimes innocentes de la guerre. Cette photo montre un garçon qui boit un jus périmé qu’il a ramassé dans un dépotoir situé près de la ville de Sanaa, coincée sous les balles et les bombardements.

Un clin d’oeil pour terminer la semaine sur une note humoristique. Big Bird, l’oiseau jaune apparaissant dans l'émission pour enfants Sesame Street, semblait bien débiné cette semaine dans Central Park, à New York. Entamera-t-il une migration vers le Canada, comme bien des personnalités américaines qui avaient annoncé qu'elles émigreraient si Donald Trump était élu? Bonne semaine en images!

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