De la première semaine au travail du président Donald Trump aux États-Unis à la passation pour le moins chaotique du pouvoir en Gambie, la semaine qui se termine a été encore une fois riche en actualités. Notre survol en photos.

Un texte d'Alain Labelle

Commençons notre panomara hebdomadaire par ce qui a retenu l’attention de la planète: les premiers jours de la présidence Trump. Les amateurs de déclarations-chocs ont été servis. Habitué des sorties fracassantes, M. Trump a dit et répété que son investiture avait attiré une foule record et que des millions de personnes avaient voté illégalement aux dernières élections. Deux affirmations qui ne passent pas l’épreuve des faits, mais que les hommes du président ont dû défendre.

Sean Spicer, le nouveau porte-parole de la Maison-Blanche, a donné le ton des relations de la nouvelle administration avec les médias. Il a soutenu les déclarations de son supérieur, et n'a pas hésité à mentir lui aussi. « Ce fut la plus grande foule jamais vue lors d’une investiture, point à la ligne », a-t-il affirmé, sans éléments concrets pour appuyer sa déclaration.

Sa collègue Kelleyanne Conway, conseillère principale du président, a tenté de calmer le jeu avec les médias par la suite en expliquant que M. Spicer avait évoqué des « faits alternatifs » pour répondre aux « faussetés » proférées par les médias. Le ton était confirmé. Le journalisme américain semble ainsi entrer dans une ère surréaliste qui durera au moins quatre ans.

Avec son outil de communication préférée, Twitter, le président des États-Unis a aussi écorché les manifestations de femmes qui se sont déroulées un peu partout aux États-Unis, et ailleurs dans le monde. La prochaine photo montre les centaines de milliers de personnes réunies à Washington pour la « marche des femmes », dont l’objectif était de protester contre les politiques de Donald Trump.

Cette photo montre une manifestation organisée à Paris, en France, en appui aux femmes américaines.

Le président Trump a tout de même pris quelques instants pour s’entretenir pour une première fois avec les journalistes à bord de l’Air Force One.

Cette semaine, le président a aussi affirmé vouloir imposer une taxe de 20 % sur tous les produits importés du Mexique afin de payer le mur qu'il veut ériger à la frontière des deux pays. Son homologue mexicain Enrique Pena Nieto lui a « imposé » une fin de non-recevoir et a annulé sa prochaine rencontre avec lui. Une chicane de voisins qui risque de s’envenimer.

Cela n’a pas empêché le président Trump de recevoir un premier chef de gouvernement étranger. La première ministre du Royaume-Uni Theresa May est passée par la Maison-Blanche et a discuté avec le président de la situation européenne, du Brexit de la Russie et de l’OTAN.

Si la transition du pouvoir s’est plutôt bien déroulée aux États-Unis entre Barack Obama et Donald Trump, la Gambie a bien failli se retrouver en guerre civile. C’est que le président sortant Yaya Jammeh refusait de reconnaître sa défaite à la présidentielle du 1er décembre 2016. Pression diplomatique et militaire l’ont amené à entendre raison. Le Sénégal voisin a largement contribué à faire respecter la volonté populaire des Gambiens. Sur la prochaine photo, l’ancien président Yaya Jammeh embarque dans l’avion qui le mènera en Guinée, sa terre d’exil.

Cette photo montre le nouveau président de la Gambie, Adama Barrow, lors d’une cérémonie à son arrivée à l’aéroport de Banjul. L’homme politique avait prêté serment à l'ambassade gambienne de Dakar, la capitale sénégalaise.

Cette photo montre le nouveau chef de l’État, revenu dans son pays après 11 jours d’exil, accueilli par la foule en liesse alors qu’il traversait Banjul.

La démocratie européenne est aussi en période de turbulences. Le couple franco-allemand s’est rencontré afin de préparer le prochain sommet de l’Union durant lequel il espère provoquer un débat avec les pays de l’Est sur les valeurs communes aux Européens. Sur cette photo, la chancelière allemande Angela Merkel et le président François Hollande visitent le carré Breitscheidplatz, où a eu lieu l’attentat terroriste en décembre dernier. Notons que c’est l’une des dernières rencontres entre les deux leaders avant que M. Hollande quitte ses fonctions.

Et terminons cette semaine en humour. Certains usagers du métro de Hong Kong ont pu apercevoir des personnificateurs de deux hommes politiques pour le moins impopulaires à l’échelle planétaire. Howard, un Australien de 37 ans, ressemble beaucoup au dictateur nord-coréen Kim Jong-un et Dennis, un Américain de 66 ans, est pratiquement un clone parfait de Donald Trump. Bonne semaine en images!

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