Cette semaine a été teintée par la diversité. Tandis que le Canada a célébré la contribution des premiers peuples à l'occasion de la Journée nationale des Autochtones, certains critères pour accueillir les nouveaux arrivants ont aussi été allégés. Ailleurs autour du globe, la fierté gaie a été soulignée. Voici une variété d'images qui représentent bien la pluralité des êtres humains.

Un texte de Marie-Claude Frenette

Depuis des générations, le solstice d’été est reconnu par de nombreux groupes autochtones comme le moment de célébrer leur culture.

Le 21 juin est également la Journée nationale des Autochtones au Canada depuis 1996, grâce à une proclamation signée par le gouverneur général de l’époque, Roméo LeBlanc.

Cette année, les célébrations ont particulièrement pris de l’ampleur dans le cadre du 150e anniversaire du pays. Des spectacles mettant en vedette des artistes autochtones se sont tenus dans huit grandes villes.

La diversité semble d’ailleurs avoir fait le pont d’une communauté à l’autre cette semaine.

Les organisateurs de Fierté Toronto ont annoncé, vendredi, que pour la première fois, un chef national de l’Assemblée des Premières nations, en l’occurrence Perry Bellegarde, participera à un événement de la fierté gaie.

À Sao Paulo, au Brésil, des centaines de milliers de personnes ont pris part à l’un des plus importants défilés de la fierté gaie au monde, dimanche dernier.

Bien que la fierté y soit fêtée dans une ambiance digne d’un carnaval de Rio, il demeure que le Brésil est l'un des pays les plus touchés par la violence homophobe.

Selon la plus ancienne association brésilienne de défense des droits LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres), le Grupo Gay da Bahia, 343 personnes trans, homosexuelles, bisexuelles ou travesties ont été tuées en 2016.

La prochaine photo montre que l’égalité fait toujours l’objet d’une lutte dans laquelle certains s’obstinent à piétiner les droits acquis par la communauté gaie.

À Kiev, en Ukraine, plus de 2500 personnes participaient, au même moment, à la « marche des fiertés ». Ce défilé se déroulait toutefois sous haute présence policière, puisqu’une centaine de manifestants ultranationalistes anti-LGBT ont tenté de perturber l’événement.

Des opposants à la discrimination raciale ont quant à eux fait entendre leur voix la fin de semaine dernière aux États-Unis.

Les milliers de personnes ont manifesté leur mécontentement quant à l’acquittement de Jeronimo Yanez, un policier américain qui avait abattu dans sa voiture Philando Castile, un homme noir de 32 ans, il y a près d’un an à Saint Paul, dans l’État du Minnesota.

La petite amie de M. Castille, Diamond Reynolds, accompagnée de sa fille de 4 ans, avait publié les derniers instants de la vie de son conjoint en direct sur Facebook.

D’autres images, filmées cette fois par les caméras de la voiture du policier concerné, ont été rendues publiques cette semaine par la justice américaine.

Les protestataires dénoncent qu’un simple contrôle routier pour cause de phare arrière cassé ait viré au drame en raison, selon eux, du profilage racial.

Le gouvernement du Canada veut de son côté maintenir une image d’ouverture envers les communautés culturelles et fait valoir ses décisions en ce sens.

Avec le projet de loi modifiant la Loi sur la citoyenneté, qui a reçu la sanction royale, mardi, le gouvernement soutient qu’il maintient son engagement à simplifier le processus de citoyenneté.

Les demandeurs ne sont notamment plus tenus d'avoir l'intention de continuer à résider au pays après être devenus citoyens canadiens.

De plus, le pouvoir de révoquer la citoyenneté aux personnes à double nationalité déclarées coupables d'un crime contre l'intérêt national a été abrogé. Ces personnes seront traduites devant la justice canadienne.

Reuters a publié cette semaine 90 portraits d’immigrants de 23 pays différents qui ont obtenu leur citoyenneté dans les dernières semaines.

« Ce que j’aime le plus du Canada, c’est sa diversité. Nous sommes traités de façon équitable peu importe notre race ou d’où nous venons », affirme Megeni Hamed, originaire de Zanzibar, en Tanzanie.

Dans les pays d'origine de certains immigrants canadiens, la guerre afflige toujours la vie de nombreuses familles. À Mossoul, les attaques des forces irakiennes pour déloger le groupe armé État islamique forcent encore maintes d’entre elles à fuir leur ville.

D'après l'ONU, plus de 100 000 habitants sont encore pris au piège, terrés dans des maisons en ruine, manquant d'eau, de nourriture et de médicaments.

En matière d’immigration, le président des États-Unis, Donald Trump, avait quant à lui récemment demandé à ses agents frontaliers de prioriser l’élimination du groupe de criminels Mara Salvatrucha. Plus connu sous le nom de MS-13, le gang, dont les membres arborent souvent des tatouages au visage, a des racines en Amérique du Sud.

En tout, 39 membres du groupe MS-13 ont été arrêtés en juin, selon les autorités américaines. Ces dernières leur attribuent 17 meurtres commis depuis le 1er janvier 2016.

La plupart des personnes arrêtées viennent du Salvador ou du Honduras. Certaines d’entre elles, qui font face à des accusations criminelles, ont été déportées en Amérique du Sud.

Sur cette photo, on voit sept membres du gang qui ont été escortés jeudi à la prison à sécurité maximale de Zacatecoluca, au Salvador.

Au Portugal, ce n’est pas la violence humaine qui a fauché des vies cette semaine, mais la force de la nature, qui peut parfois être meurtrière. Une soixantaine de personnes ont péri dans un incendie de forêt dévastateur. À partir de samedi dernier, les flammes ont envahi une route de la région de Pedrogao Grande.

Ce n’est que jeudi que les pompiers sont arrivés à maîtriser complètement l’incendie le plus dévastateur de l’histoire du pays.

Devant toutes ces tragédies qui accablent la planète, de nombreuses personnes ont accueilli avec joie l’occasion d’apaiser leur esprit en méditant en groupe dans le cadre de la Journée internationale du yoga, mercredi.

Ces New-Yorkais ont entre autres participé à une classe de yoga en plein cœur du quartier Times Square, à côté du bruit assourdissant du trafic du centre-ville.

Ces enfants de la province d’Hebei, en Chine, déambulent joyeusement dans leur uniforme de diplômé non pas de l’école, mais de la garderie.

Peut-être qu’une pression de réussir leur parcours scolaire, inculquée à un jeune âge, les amènera, eux aussi, à vouloir intégrer l’art du yoga et de la méditation à leur quotidien.

Ces petits chapeaux de diplômés ne sont toutefois en rien imposants comparativement à ceux qui ornent la tête des dames lors du Royal Ascot, cette fameuse course de chevaux en Angleterre.

Cette année, certaines coiffures étaient certainement plus florissantes que d’autres.

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