L'inquiétant bras de fer entre Washington et Pyongyang, un séisme en Chine et encore des élections contestées, cette fois au Kenya. Voici notre retour en images sur l'actualité internationale des derniers jours.

Un texte de Danielle Beaudoin

Le monde assiste avec appréhension à l’escalade des menaces entre la Corée du Nord et les États-Unis. Le président américain, avec sa rudesse habituelle, a promis cette semaine « le feu et la colère » contre le régime communiste, si ce dernier continue sa course aux armes nucléaires.Donald Trump en a remis jeudi. « Il est « grand temps que quelqu’un parle haut et fort pour les habitants de notre pays et les habitants d’autres pays », a-t-il déclaré depuis son terrain de golf du New Jersey. Il y passe des vacances, pendant que d’importants travaux de rénovation ont lieu à la Maison-Blanche.

Le régime de Kim Jong-un ne fait rien pour calmer le jeu. Tout au contraire. Pyongyang a notamment confirmé jeudi son intention de tirer quatre missiles sur l’île de Guam, un avant-poste stratégique des Américains dans le Pacifique. La Corée du Nord prévient que ces tirs serviront « d’avertissement crucial » aux États-Unis.

Sur cette photo fournie par l’agence officielle nord-coréenne KCNA, on peut voir des citoyens rassemblés à Pyongyang cette semaine pour appuyer la position du gouvernement de Kim Jong-un contre les États-Unis.

Pendant ce temps, sur l’île américaine de Guam, les touristes ne semblent pas s’inquiéter outre mesure. Cette île, située au large des Philippines, à quelque 3400 kilomètres au sud-est de la capitale nord-coréenne, abrite deux importantes bases militaires américaines.

Le dirigeant nord-coréen menace aussi de transformer en une « mer de flammes » Séoul, la capitale de la Corée du Sud, pays allié de Washington.

Sur cette photo prise cette semaine dans la ville sud-coréenne de Paju, non loin de la zone démilitarisée, on voit la fameuse grille où sont accrochés des centaines de rubans symbolisant la volonté de réunification des deux Corées.

Dans la Chine voisine, un séisme de magnitude 6,5 a fait une vingtaine de morts et près de 500 blessés. Le tremblement de terre est survenu dans la province de Sichuan, dans une zone montagneuse et difficile d’accès.

De nombreux touristes y viennent en été pour visiter le parc national de Jiuzhaigou, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ici, la police paramilitaire cherche des survivants au lendemain du séisme.

Les commerçants du coin ont subi de sérieux dégâts, comme on peut le voir sur cette photo prise quelques heures après le séisme dans un secteur touristique de Jiuzhaigou.

En Inde, la mousson continue de faire des ravages. Les pluies torrentielles ont notamment inondé des secteurs de New Delhi. Cela ne facilite pas la tâche de cette écolière. La saison de la mousson sévit de mai à septembre dans ce pays.

S’il y a trop d’eau en Inde, il n’y en a pas assez à Gaza. Il y a une grave pénurie d’eau potable dans cette enclave. La majeure partie des eaux souterraines est impropre à la consommation humaine. La moitié de la population a accès à l’eau pendant seulement huit heures tous les quatre jours.Il y a aussi d’énormes problèmes d’approvisionnement en électricité. La situation des Gazaouis se détériore sans arrêt depuis 10 ans, selon un rapport récent de l’ONU. Près de la moitié de la population vit aujourd’hui sous le seuil de la pauvreté, et le taux de chômage s’élève à 41 %. En 2017, plus de 60 % de la population dépend de l’aide humanitaire. Selon l’agence onusienne, l’appauvrissement de Gaza est causé par le blocus israélien de Gaza et les divisions internes des Palestiniens. L’ONU sonne d'ailleurs l’alarme cette semaine sur les conditions toujours plus précaires des 2 millions d’habitants de la bande de Gaza. Sur cette photo, un enfant s’amuse dans une boîte en carton tout près de sa maison, dans un quartier pauvre de la ville de Gaza.

Une crise humanitaire sévit aussi au Venezuela. Les gens souffrent cruellement de la pénurie de nourriture et d’eau. À cela s’ajoute une grave crise politique, sur fond de violences, qui ne fait qu’empirer depuis l’élection controversée de l’Assemblée constituante le 30 juillet dernier.

Ici, un manifestant lance des cailloux contre les forces de sécurité près d’une base militaire de Valencia.

Une autre élection a semé la violence, cette fois-ci, au Kenya. Les résultats de l’élection du 8 août donnent le président Uhuru Kenyatta vainqueur, devant son rival Raila Odinga, qui dénonce des fraudes.

Ici, des membres de la tribu Samburu font la file pour aller voter dans un village près de Baragoy.

De violentes manifestations ont commencé au lendemain du scrutin, dans les fiefs de l’opposition, soit dans les bidonvilles de la capitale Nairobi et dans l’ouest du pays. Jusqu’ici, au moins quatre hommes ont été tués par la police.

Sur cette photo, des partisans de l’opposition protestent dans les rues du bidonville de Mathare, près de Nairobi.

Loin de la fureur et du bruit, plus au nord, le président français Emmanuel Macron surfe tant bien que mal sur la lune de miel de ses premières semaines au pouvoir. Mais déjà, trois mois après l’élection, sa popularité est en chute libre, selon les derniers sondages. Il obtient 54 % d’opinions favorables, soit 10 points de moins qu’en juin.

On le voit ici avec un nouveau-né dans les bras, aux côtés de sa femme, Brigitte Macron, lors d’une visite à l’hôpital pour enfants Robert-Debré, à Paris.

Dans le pays d’à côté, en Espagne, la grogne contre les touristes prend de l’ampleur. De plus en plus d’Espagnols se braquent contre un tourisme de masse qui ne profite pas à la population et qui fait grimper le coût des loyers. Il y a des manifestations et aussi des actes de vandalisme. Pourtant, l’économie espagnole dépend beaucoup du tourisme, qui génère 11 % du PIB.

La tauromachie attire encore les touristes, même si cette pratique ancestrale est critiquée de toutes parts. L'Espagne a reconnu la corrida comme patrimoine culturel immatériel en 2013. Ici, le torero Rafael Tejada affronte un jeune taureau lors d’un «  tentadero », une épreuve où la bravoure des taurillons est testée, dans un ranch à Ronda, près de Malaga.

Et pour se faire plaisir, voici la photo d’une mère bonobo avec son nouveau-né, prise au zoo de Planckendael, à Malines, en Belgique.

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