Attentat au camion à Barcelone, violences racistes à Charlottesville, tuerie de la police aux Philippines, sans oublier la nature qui se déchaîne. Voici un résumé en images de l'actualité internationale des sept derniers jours.

Un texte de Danielle BeaudoinUne attaque au camion dans un secteur touristique de Barcelone, en Espagne, a fait au moins 14 morts et une centaine de blessés. En fin d’après-midi jeudi, une camionnette a foncé dans la foule sur La Rambla, une artère très fréquentée par les touristes. Plus tard en soirée, une attaque a visé la station balnéaire de Cambrils, toujours en Catalogne. Une voiture a fauché plusieurs piétons, faisant un mort et six blessés. Les cinq occupants du véhicule ont été abattus par la police. Selon les autorités, l’attaque de Cambrils est liée à celle de Barcelone.

Sur cette photo, des rubans noirs ornent un kiosque du quartier des Ramblas, à Barcelone, au lendemain de l’attentat.

Un autre attentat terroriste, dont on a cependant moins entendu parler, a fait 28 morts et plus de 80 blessés au Nigeria.Trois femmes kamikazes se sont fait exploser à l’entrée d’un camp de déplacés, dans un marché près de Maiduguri, dans le nord-est du pays. Cette région est souvent la cible d’attentats du groupe djihadiste de Boko Haram.

Il y a aussi eu un attentat au Pakistan, dans la province du Baloutchistan. Six soldats ont été tués lundi dans l’explosion d’une bombe placée au bord d’une route. L’attaque a été revendiquée par l’Armée de libération du Baloutchistan.Le même jour, le Pakistan a souligné les 70 ans de sa partition avec l’Inde britannique. Les anniversaires de l’indépendance du Pakistan donnent lieu chaque année à des célébrations communes entre les deux pays.Sur cette photo prise le 14 août, un étrange ballet entre soldats pakistanais et indiens, qui a lieu chaque soir, pour le baisser des drapeaux. Des milliers de personnes se rassemblent au coucher du soleil à l’unique poste frontalier entre l’Inde et le Pakistan. Les militaires pakistanais (en noir) et les soldats indiens (en beige) se défient dans des cris et des postures intimidantes. La cérémonie se termine par une poignée de main entre les frères ennemis.

Le 15 août, c’est au tour de l’Inde de fêter son indépendance. Il y a 70 ans, lorsque l’Empire britannique des Indes s’est scindé en deux nations, l’Inde hindoue et le Pakistan musulman, cela a donné lieu à une des plus importantes migrations de l’histoire. Environ 15 millions de personnes ont été déplacées. Les musulmans ont fui vers le Pakistan, tandis que les hindous et les sikhs ont rejoint l’Inde. Les conflits religieux engendrés par la partition ont fait des centaines de milliers de morts.Ici, ces jeunes Indiennes s’apprêtent à participer aux célébrations annuelles de l’indépendance du pays­.

Pour sa part le Japon a célébré le 72e anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale dans le Pacifique. Après la destruction d’Hiroshima et de Nagasaki par les armes nucléaires américaines, le Japon a capitulé le 15 août 1945.

Près de 6000 personnes se sont réunies dans le centre de Tokyo pour souligner cet événement. Ici, on voit des jeunes filles tenir des colombes, un oiseau qui symbolise la paix.

Le climat reste tendu dans la région et Tokyo et Washington ont mené des manœuvres d’artillerie conjointes sur l’île japonaise de Hokkaido. De nombreux États sont sur le qui-vive, notamment en raison de l’escalade verbale de la semaine dernière entre la Corée du Nord et les États-Unis.

Après l’épreuve de force avec la Corée du Nord, le président Trump a dû gérer des violences dans sa propre cour, en Virginie. Des suprémacistes blancs, des membres du Ku Klux Klan et des néonazis se sont réunis samedi dernier à Charlottesville pour protester contre le projet de la municipalité de déboulonner la statue du général sudiste Robert E. Lee.

Des contre-manifestants étaient sur place. La bagarre a vite éclaté entre les deux camps. Un homme aux affinités néonazies a foncé sur les militants antiracistes avec sa voiture. L’attaque a fait un mort et une vingtaine de blessés.Le président Trump n’a jamais fermement condamné les actes des suprémacistes blancs, se contentant de blâmer les deux camps.

La statue de Charlottesville n’est pas la seule à susciter la controverse. Il existe aux États-Unis des centaines de monuments en hommage aux États du Sud qui se sont battus pendant la guerre de Sécession pour maintenir l’esclavage.Les monuments confédérés incarnent un passé raciste pour bon nombre d’Américains. Des groupes de droits civiques réclament d’ailleurs leur retrait depuis un bon moment. D’autres défendent le droit des États du Sud à leur histoire, et croient que les statues devraient rester en place. Ici, la statue du général confédéré Thomas Stonewall Jackson, érigée près du capitole de l’État de la Virginie-Occidentale, à Charleston. Au lendemain des violences à Charlottesville, 200 personnes se sont réunies à Charleston pour réclamer le retrait de la statue du général Jackson.

Aux Philippines, la violence vient carrément de l’État. La guerre contre la drogue du président Rodrigo Duterte continue de se faire au détriment des droits de la personne. Encore cette semaine, la police a tué une cinquantaine de citoyens soupçonnés de trafic de drogue. Les raids meurtriers ont été salués par le président philippin.Sur cette photo, des agents se penchent sur un présumé trafiquant de drogue tué lors d’une opération policière à Manille.

La violence ne vient pas que des hommes; elle vient aussi de la nature. Les Portugais en savent quelque chose. Des centaines d’incendies de forêt font rage dans ce pays en raison du temps sec et chaud. Près de 3000 pompiers travaillent d’arrache-pied. Selon les autorités, une cinquantaine de personnes ont été blessées. La Grèce est elle aussi dévastée par les flammes.On voit ici des pompiers combattre le feu dans le village de Vale de Abelha, à Maçao, au centre du Portugal.

Au Népal, ce n’est pas le feu, mais l’eau qui fait des ravages. Depuis le début de la mousson, en juin dernier, les pluies ont causé la mort d’une centaine de personnes, et plus de 20 000 habitants ont dû quitter leur foyer. L'Inde voisine n'est pas épargnée. Plus de 200 000 personnes ont été évacuées, et environ 80 personnes ont perdu la vie. Au Bangladesh, on compte 29 morts.Ici, une femme se tient sur le pas de sa porte à Janakpur. Plus de 1000 maisons ont été inondées dans cette ville du Népal.

Les inondations frappent aussi la Sierra Leone, où elles ont fait près de 400 morts. Six cents personnes sont toujours portées disparues. Après plusieurs jours de pluies torrentielles, des coulées de boue ont tout enseveli sur leur passage et des pans de colline se sont effondrés sur les habitations, notamment dans la capitale de Freetown. Parmi les victimes, une centaine d’enfants.

Le fils de cette femme est disparu dans une coulée de boue à Freetown.

Pas de menace immédiate pour ces enfants syriens, qui vivent pourtant dans un pays en guerre. On les voit ici jouer lors de la récréation dans une cour d’école de Douma, près de Damas.

Et pour finir en beauté, voici une projection intitulée « The Tree that Blinked », une création de l’artiste britannique Karel Bata, présentée ces jours-ci au Festival de la nuit de Singapour.

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